Sanders appelle à voter Clinton contre Trump le «démagogue»

Des partisans de Bernie Sanders manifestent à Philadelphie.... (Photo Nicholas Kamm, Agence France-Presse)

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Des partisans de Bernie Sanders manifestent à Philadelphie.

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Philadelphie

Le perdant des primaires démocrates Bernie Sanders a appelé lundi ses partisans à se ranger derrière Hillary Clinton pour l'élection présidentielle de novembre, tentant délicatement de présenter un front uni contre Donald Trump.

«Trump est une brute et un démagogue», a-t-il lancé aux délégués pro-Sanders réunis en marge de la convention d'investiture démocrate à Philadelphie, qui se tiendra jusqu'à jeudi. «Nous devons battre Donald Trump. Nous devons élire Hillary Clinton».

Mais une partie de ses partisans ont bruyamment rejeté son appel en faveur d'Hillary Clinton, faisant le geste de désapprobation du pouce baissé pour exprimer leur rejet de celle qui représente à leurs yeux l'establishment et une trahison des idéaux progressistes.

Le début de la convention, moment censé mettre en scène le rassemblement de la famille démocrate, a été secoué par la publication ce week-end par le site Wikileaks de près de 20 000 messages échangés par des responsables du parti démocrate, dérobés par des pirates informatiques soupçonnés d'être liés aux autorités russes.

Ces responsables, dont la présidente du parti Debbie Wasserman Schultz, s'y montrent très critiques envers Bernie Sanders, alors que depuis le début du processus des primaires celui-ci s'était plaint de la partialité du parti en faveur de sa rivale, Hillary Clinton, notamment dans l'organisation des débats télévisés.

Déjà sur la sellette, elle n'a pas résisté à la controverse et a annoncé dimanche sa démission à compter de la fin de la convention, poussée dehors au nom de la paix au sein du parti.

Puis elle a confirmé lundi au journal Sun Sentinel qu'elle n'ouvrirait pas solennellement les travaux de la convention, lundi à 16h, afin d'éviter l'image désastreuse de huées à l'ouverture de la grand-messe. Elle s'était fait huer lundi matin lors de son intervention devant un groupe de délégués en marge de la convention.

Warren et Sanders en vedettes

En symbole d'unité, le sénateur du Vermont prononcera un discours lors d'un créneau prestigieux, dans la soirée de lundi.

Il sera précédé à la tribune par la Première dame Michelle Obama et la sénatrice Elizabeth Warren, bête noire de Wall Street que l'aile gauche du parti démocrate aurait voulu voir nommée colistière d'Hillary Clinton. Cette dernière a finalement choisi le sénateur Tim Kaine vendredi.

Ces discours commenceront à 21h, en l'absence d'Hillary Clinton qui prononcera son discours le dernier jour, jeudi.

Le message de cette première journée «marquera un contraste saisissant avec le message sombre et de divisions de la convention républicaine, où Donald Trump a affirmé que lui seul pouvait résoudre les problèmes du pays», expliquait un responsable de la campagne Clinton.

«Contrairement à Cleveland, où les orateurs ont à peine mentionné le nom de Donald Trump, à Philadelphie aux heures de grande écoute une série d'Américains ordinaires (...) expliqueront la façon dont Hillary les a défendus et aidés dans leur vie», poursuit ce responsable.

Moscou pointé du doigt

L'entourage d'Hillary Clinton s'est publiquement étonné que les messages internes au parti soient publiés quelques jours seulement avant la convention. Robby Mook, directeur de campagne d'Hillary Clinton, a sous-entendu que Moscou essayait d'influencer le scrutin américain.

Il a fait le lien avec des propos de Donald Trump considérés comme prorusses, notamment lorsqu'il a dit la semaine dernière que sous sa présidence, les États-Unis n'interviendraient pas automatiquement pour protéger les pays baltes en cas d'agression.

«La blague du jour est que la Russie a fait fuiter les courriels démocrates catastrophiques, qui n'auraient jamais dû être écrits (stupides), parce que Poutine m'aime bien», a réagi Donald Trump lundi sur Twitter.

Les démocrates craignent que, malgré tous leurs efforts, la polémique des courriels continue d'empoisonner l'ambiance de la convention. La présidente par intérim du parti démocrate, Donna Brazile, a prévenu que des milliers d'autres messages seraient vraisemblablement publiés prochainement.

Dans les rues de Philadelphie, des centaines d'irréductibles de Bernie Sanders devaient battre le pavé toute la semaine.

Hillary Clinton a besoin d'une convention réussie.

Dans la foulée de la convention républicaine à Cleveland la semaine dernière, Donald Trump s'est hissé à égalité voire légèrement au-dessus de la démocrate dans deux sondages. Selon CNN, le républicain recueillerait 48 % des intentions de vote, contre 45 % pour Hillary Clinton.

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