La doyenne de la Cour suprême «regrette» ses propos sur Trump

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La doyenne de la Cour suprême américaine Ruth Bader Ginsburg

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La doyenne de la Cour suprême américaine Ruth Bader Ginsburg a dit jeudi « regretter » ses propos très durs sur le candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump, qu'elle avait traité d'« imposteur ».

La juge Ginsburg, 83 ans, explique dans un communiqué que les magistrats de la Haute cour « devraient éviter de faire des commentaires sur un candidat à une fonction publique ». « Je serai plus prudente à l'avenir », a-t-elle ajouté.

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« Après réflexion, mes récentes remarques en réponse à des demandes de la presse ont été peu judicieuses et je regrette de les avoir faites », a écrit la magistrate.

Mme Ginsburg s'était affranchie de son devoir de réserve dans deux interviews cette semaine qui ont fait couler beaucoup d'encre, car il est exceptionnel qu'un juge de la Cour suprême exprime publiquement ses préférences politiques. Les juges américains sont théoriquement tenus de suivre un code de bonne conduite qui le leur interdit expressément.

Le milliardaire avait exigé en retour la démission de la magistrate octogénaire. Ruth Bader Ginsburg « a perdu la boule », a écrit mercredi le candidat républicain dans un tweet sous-entendant qu'elle devenait sénile.

« C'est un imposteur », avait déclaré auparavant sur CNN la juge au sujet de Donald Trump. « Il n'a aucune cohérence. Il dit à tout moment ce qui lui traverse la tête. Il est vraiment égocentrique ».

La juge Ginsburg fait partie du quatuor progressiste de la Cour suprême et l'a encore prouvé en votant fin juin un arrêt historique réaffirmant le droit à l'avortement. Les convictions de cette intellectuelle vont souvent à rebours du programme de Donald Trump.

Dans une interview distincte au New York Times, la magistrate progressiste avait aussi déclaré qu'elle se refusait « à imaginer ce que l'on deviendrait - ce que ce pays deviendrait - si Donald Trump était président ».

Le prochain président élu en novembre nommera en effet - à vie - un neuvième juge, faisant basculer la juridiction d'un côté ou de l'autre de l'échiquier politique. La Haute cour fonctionne à huit sages, quatre conservateurs et quatre progressistes, depuis le décès inattendu en février du magistrat conservateur Antonin Scalia.

Nommée par le président Bill Clinton, Ruth Bader Ginsburg siège depuis 23 ans à la Cour suprême, du haut de son 1,54 mètre. « RBG » a beau sembler venir d'un temps révolu, avec ses gants et son jabot en dentelle, elle est régulièrement classée parmi les femmes les plus influentes du monde.

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