Hillary Clinton, complice des infidélités de Bill, selon Donald Trump

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Sébastien Blanc
Agence France-Presse
Washington

Le probable candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump a adopté un nouvel angle d'attaque controversé contre sa rivale démocrate Hillary Clinton, en accusant l'ex-Première dame d'avoir été «complice» des infidélités conjugales de son mari Bill.

De telles affirmations visant Hillary «font partie du jeu» à partir du moment où le couple Clinton s'affiche ensemble dans la campagne présidentielle, a justifié le milliardaire populiste, dans une interview diffusée dimanche par ABC.

«Elle est mariée à un homme qui a été le pire agresseur de femmes dans l'histoire de la politique. Elle est mariée à un homme qui a fait souffrir beaucoup de femmes», avait auparavant déclaré samedi l'homme d'affaires, dans l'État de Washington (nord-ouest).

«Et Hillary a été complice, elle a traité ces femmes de façon effroyable», avait poursuivi le candidat. «Et certaines de ces femmes ont été dévastées, non pas par lui, mais par la façon dont elle les a traitées, elle!»

Le magnat de l'immobilier avait lancé des accusations similaires dans un rassemblement vendredi soir dans l'État voisin de l'Oregon. Hillary Clinton «a été une complice extrêmement méchante» dans les liaisons extra-conjugales de Bill, avait-il insisté.

En déclenchant ainsi une des polémiques dont il est coutumier, M. Trump est parvenu une nouvelle fois à conforter sa domination médiatique, les télévisions et les réseaux sociaux reprenant à l'envi ses déclarations durant le week-end.

«Je ne vais pas tomber dans une campagne de caniveau. Je vais mener une campagne basée sur les questions qui se posent», a de son côté promis Hillary Clinton, dans un entretien à CBS diffusé dimanche.

«Je n'ai pas vraiment l'impression de faire campagne contre Donald Trump. J'ai le sentiment de faire campagne selon ma vision pour ce pays», a-t-elle ajouté.

«Danger public»

Malgré ce désir affiché de prise de hauteur, Mme Clinton a réitéré certaines critiques frontales de son rival, le qualifiant de «danger public».

Ce nouveau terrain d'affrontement personnel, propice aux coups bas, témoigne de la stratégie adoptée par Donald Trump pour regagner un électorat féminin rendu méfiant par ses déclarations misogynes répétées: mettre systématiquement dans un même sac Bill et Hillary Clinton, et la faire passer pour insensible à la souffrance des femmes.

Au passage, le tribun aux propos régulièrement outranciers espère écorner davantage l'image de l'ancienne secrétaire d'État --qu'il appelle «Hillary la malhonnête»-- en l'associant directement au scandale de l'affaire Monica Lewinsky qui valut à Bill Clinton d'être l'objet devant le Congrès d'une procédure d'impeachment, finalement inaboutie.

Ce n'est pas la première fois que M. Trump insinue que les maîtresses de Bill Clinton ont souffert du comportement d'Hillary. Mais le milliardaire a durci son ton durant le week-end, en faisant de ce sujet un argument massue, martelé dans ses réunions de campagne.

Maintenant qu'il est quasiment assuré d'être le porte-flambeau républicain à la présidentielle du 8 novembre, le flamboyant novice en politique s'est pourtant engagé à rassembler son camp. Certains ont déjà constaté qu'il semblait adoucir certaines positions radicales prises lors de la course des primaires.

Mais Trump n'a apparemment pas choisi de renoncer à l'insulte ni aux attaques ad personam, une arme qui l'a aidé à écarter «Jeb le mollasson», «Marco le petit» ou «Ted le menteur», entendre Jeb Bush, Marco Rubio et Ted Cruz.

Avec leur parti confronté à une véritable crise existentielle, certains républicains ont carrément renoncé ou hésitent encore à soutenir Trump. Une situation dont Hillary Clinton a dit profiter dimanche.

«J'ai eu beaucoup de sollicitations de républicains ces derniers jours qui sont intéressés pour discuter» de rejoindre sa campagne, a assuré la candidate de 68 ans, sans entrer dans les détails sur ces contacts.

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