Trump attaque Cruz à New York

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Donald Trump a dénoncé le sénateur ultraconservateur pour avoir critiqué à plusieurs reprises les valeurs de New York, et s'est moqué du peu de monde qu'il avait rassemblé plus tôt dans la journée lors d'un événement organisé dans le Bronx.

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Jennie MATTHEW
Agence France-Presse
BETHPAGE, Long Island

Le républicain Donald Trump a attaqué violemment son rival Ted Cruz lors d'un rassemblement électrique mercredi soir près de New York, sans même mentionner sa défaite la veille lors des primaires dans l'État du Wisconsin.

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Des milliers de partisans enthousiastes étaient venus l'écouter à Bethpage, sur l'île de Long Island, à une heure environ de Manhattan.

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Des milliers de partisans enthousiastes étaient venus l'écouter à Bethpage, sur l'île de Long Island, à une heure environ de Manhattan.

«C'est bon d'être à la maison. J'adore New York», a déclaré le milliardaire américain, avant de se lancer dans une attaque en règle contre le sénateur du Texas, qui lui a infligé mardi une cuisante défaite lors des élections primaires républicaines du Wisconsin.

Donald Trump a dénoncé le sénateur ultraconservateur pour avoir critiqué à plusieurs reprises les valeurs de New York, et s'est moqué du peu de monde qu'il avait rassemblé plus tôt dans la journée lors d'un événement organisé dans le Bronx.

Et il a pris la défense de New York, ville où il a bâti sa fortune, en soulignant «le courage montré» après les attentats du 11 septembre 2001. «Nous l'avons tous vécu. Nous connaissons tous des gens qui sont morts», a-t-il déclaré.

«Et j'ai ce gars là-bas qui me regarde, qui parle des valeurs de New York avec de la haine. Je pense que vous pouvez l'oublier. Oubliez-le. C'est Ted le menteur», a ajouté Donald Trump. «Ted le menteur, Ted le menteur», a répété la foule à l'unisson.

Donald Trump, 67 ans, est toujours en tête de la course à l'investiture républicaine, mais sa défaite dans le Wisconsin a freiné son avance pour obtenir sans contestation possible l'investiture républicaine cet été en vue de l'élection présidentielle de novembre.

Des manifestants anti-Trump ont également manifesté aux cris... (PHOTO CRAIG RUTTLE, AP) - image 2.0

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Des manifestants anti-Trump ont également manifesté aux cris de «Donald Trump doit s'en aller». «Laissez tomber Trump», affirmaient leurs pancartes.

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«Un homme très dangereux»

À distance raisonnable de son rassemblement mercredi soir, des manifestants anti-Trump ont également manifesté aux cris de «Donald Trump doit s'en aller». «Laissez tomber Trump», affirmaient leurs pancartes.

«C'est un porc misogyne, un va-t-en-guerre et un homme très dangereux. Je ne veux pas de lui comme président», expliquait Deborah Poppe, une habitante de Bethpage qui a l'intention de voter pour le démocrate Bernie Sanders.

D'importantes forces de police assuraient la sécurité. Les partisans venus au rassemblement n'avaient pas le droit d'y entrer avec des sacs et ne pouvaient pas utiliser le stationnement attenant au bâtiment, contraints de se garer à distance et de marcher ou d'emprunter des navettes.

La fille de Donald Trump, Ivanka, a fait son retour dans la campagne, présentant son père à la foule au début de l'événement, une semaine seulement après avoir donné naissance à son troisième enfant.

Les partisans ont manifesté bruyamment leur contentement à ses habituelles promesses de venir à bout du groupe djihadiste État islamique, de faire revenir les emplois aux États-Unis et de construire un mur le long de la frontière mexicaine.

«Le mur, le mur, le mur», criaient-ils.

«Nous voulons Trump, nous voulons Trump», «USA, USA», scandait la salle, marée de casquettes marquées du slogan de Trump: «Rendre sa grandeur à l'Amérique».

Donald Trump a affirmé que 17 000 personnes étaient venues l'écouter, sans possibilité de le vérifier de façon indépendante.

Au premier abord, l'enthousiaste des participants, jeunes, retraités, familles, était le même qu'habituellement.

Mais certains ne cachaient pas leur inquiétude, face à ses excès, mais aussi au comportement de l'appareil républicain.

«Des fois, je le regarde et j'ai envie de rentrer sous terre (...) Il va trop loin, mais j'explique ça par sa passion. Il n'est pas un politicien impeccable, c'est une chose qui viendra, mais je n'ai aucun doute sur ses compétences», expliquait Dorine Lambert, vérificatrice de faits pour un journal local.

«Je suis très inquiet», confiait George Ruzzier, 81 ans, indépendant puis démocrate, qui à cause de Trump va pour la première fois voter républicain. «Ces stupides républicains, ils le freinent», expliquait-il.

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