Donald Trump sous pression avant la primaire du Wisconsin

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«Je pourrais avoir l'air plus présidentiel, mais si je le faisais, seuls 20% d'entre vous seriez ici, car ce serait ennuyeux à mourir», a dit Trump à ses partisans à Superior, au Wisconsin.

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Washington

Donald Trump faisait campagne lundi à un rythme d'enfer pour éviter une défaite mardi à la primaire républicaine du Wisconsin contre le sénateur Ted Cruz, mais le milliardaire continuait de dominer les sondages pour les importants scrutins de la fin du mois.

Aucun vote républicain n'a eu lieu depuis deux semaines, et seul le Wisconsin, État des Grands Lacs à la frontière canadienne, votera mardi, un isolement qui donnera aux résultats un grand retentissement médiatique, bien que l'État n'accorde que 1,7% des délégués pour l'investiture. Les démocrates voteront aussi pour départager Hillary Clinton et Bernie Sanders.

Mais «les primaires ne sont pas forcément connectées entre elles», avertit le politologue vétéran Larry Sabato, à l'Université de Virginie. «Je pratique tout ça depuis les années 1960, on croit toujours que chaque primaire est la plus importante qu'on ait jamais vue... jusqu'à la primaire d'après!»

«En plus, croyez-vous vraiment que la course va rester stable pendant deux semaines jusqu'à la primaire de New York? Bien sûr que non», dit-il à l'AFP.

Le sénateur ultra-conservateur du Texas Ted Cruz devance Donald Trump dans le Wisconsin avec 40% des intentions de voix contre 35%, selon la moyenne des récents sondages. John Kasich, gouverneur de l'Ohio, est à 18%.

En rassemblements lundi, le milliardaire a appelé John Kasich à se retirer, et a à nouveau éreinté «Ted le menteur».

«Je pourrais avoir l'air plus présidentiel, mais si je le faisais, seuls 20% d'entre vous seriez ici, car ce serait ennuyeux à mourir», a-t-il dit à ses partisans à Superior.

Les leaders républicains soutiennent pour l'occasion Ted Cruz, le héros du Tea Party qui a construit toute sa campagne sur le rejet des élites. Le gouverneur local, Scott Walker, fait campagne pour lui, un appui décisif pour mobiliser la base républicaine des banlieues blanches de Milwaukee.

«Nous enchaînons les victoires», a dit Ted Cruz lundi.

En fait, il a remporté huit consultations et 466 délégués, contre 20 États et 739 délégués gagnés par Donald Trump (John Kasich en a 145). Pour empocher l'investiture, il leur faudra 1237 délégués, un chiffre que seul Trump est en position d'atteindre.

Bataille de délégués 

Le promoteur immobilier peut se rassurer en contemplant sa cote à New York, qui votera le 19 avril, et où il recueille plus de 50% des intentions de vote, et en Pennsylvanie (26 avril).

L'enjeu du Wisconsin est de légitimer le maintien en course de Ted Cruz.

«Pour Cruz, une victoire serait importante, mais pour Trump, une défaite ne serait pas critique», dit à l'AFP Timothy Hagle, professeur de sciences politiques dans l'Iowa voisin.

«La seule chose qui compte, c'est de savoir si Trump arrivera à 1237 délégués», répète Larry Sabato. «S'il y arrive, il gagne. Sinon, il y aura plusieurs tours de scrutins à la convention, et tout peut arriver».

Les délégués de la convention nationale de Cleveland, en juillet, seront en effet libres de voter selon leur conscience lors d'un éventuel deuxième ou troisième tour de scrutin, si Donald Trump ne parvenait pas à arriver avec la majorité absolue des délégués.

Les équipes des candidats s'activent donc au niveau des États pour que leurs partisans soient sélectionnés individuellement comme délégués. Ted Cruz semble le mieux organisé, comme la convention du Dakota du Nord l'a démontré dimanche: 18 des 25 délégués sélectionnés penchent pour lui. 

Retard de Sanders 

Hillary Clinton semblait quant à elle avoir abandonné tout espoir de gagner le Wisconsin: elle a passé dimanche et lundi matin à New York, ne revenant que lundi soir dans l'État, laissant le champ libre au sénateur du Vermont, Bernie Sanders.

«Entre nous, je ne veux pas affoler Hillary Clinton plus qu'elle ne l'est déjà, elle a suffisamment de pression comme ça», s'est-il amusé à dire à ses partisans lundi à Janesville. «Mais si nous gagnons ici et à New York, nous serons sur la voie de la Maison Blanche».

Bernie Sanders a encore une fois en mars levé énormément d'argent: 44 millions de dollars contre 29,5 millions pour Hillary Clinton, signe de l'engouement populaire pour le socialiste démocrate.

Mais pour combler son déficit de délégués, il lui faudra gagner au moins 60% des délégués restant en jeu, selon les calculs de l'AFP.

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