Hillary Clinton remporte la Caroline du Sud

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Columbia

Hillary Clinton a largement battu samedi Bernie Sanders à la primaire démocrate de Caroline du Sud, une victoire qui présage d'autres succès au «super mardi», le 1er mars, étape cruciale vers l'investiture pour la présidentielle de novembre.

Là où le sénateur Barack Obama l'avait facilement battue à la primaire de 2008, Hillary Clinton a été déclarée gagnante par les médias américains dès la fermeture des bureaux de vote, contre le sénateur du Vermont.

Elle était créditée de 74% des voix après que 55% des bulletins ont été dépouillés, contre 25% pour Bernie Sanders qui n'a à ce jour remporté que la primaire du New Hampshire, sur quatre consultations.

«Demain, cette campagne devient nationale!», a lancé l'ancienne Première dame, radieuse, dans son discours prononcé rapidement à Columbia. «Nous allons nous battre pour chaque voix, dans chaque État».

Hillary Clinton a profité de son discours victorieux pour adresser une pique à Donald Trump, qui fait la course en tête côté républicain, expliquant à ces partisans qui l'acclamaient que «malgré ce que vous pouvez entendre, nous n'avons pas besoin de rendre à l'Amérique sa grandeur», en référence au slogan de campagne du milliardaire. «L'Amérique n'a jamais perdu sa grandeur».

Bernie Sanders a de son côté joint la candidate peu avant pour reconnaître sa défaite.

«Cette campagne ne fait que commencer. Nous avons remporté une victoire décisive dans le New Hampshire. Elle a remporté une victoire décisive en Caroline du Sud. Maintenant, en route vers le super mardi», a-t-il déclaré dans un communiqué.

L'électorat noir, qui représentait plus de la moitié des votants à la primaire de 2008, a sans doute été crucial dans le succès d'Hillary Clinton ici. Les résultats définitifs du scrutin seront connus dans les prochaines heures, voire les prochaines minutes.

En 2008, Hillary Clinton n'était pas en Caroline du Sud le soir des résultats mais à Nashville, à 600 km à l'ouest. Huit ans plus tard, c'est Bernie Sanders qui avait décampé, dans le Minnesota.

Le sénateur du Vermont sillonne les États du Midwest et du Nord-Est qui voteront en mars. Il a passé la journée de samedi à Austin et Dallas, dans le Texas, où le plus grand contingent de délégués sera attribué mardi.

Seuls 3% des délégués pour la convention d'investiture démocrate de juillet à Philadelphie ont été attribués samedi soir. Mais les 11 Etats du 1er mars attribueront 18% des délégués démocrates en un seul jour, à la proportionnelle (24% chez les républicains).

Bernie Sanders mène dans le Massachusetts et le Vermont, mais plusieurs États du Sud voteront aussi, à la composition démographique proche de celle de Caroline du Sud, comme l'Alabama, la Georgie et l'Arkansas, où Bill Clinton fut gouverneur jusqu'à 1992.

Invectives chez les républicains

Chez les républicains, la campagne a pris un tournant violent, notamment entre l'homme d'affaires Donald Trump et le sénateur de Floride Marco Rubio.

Après un débat hargneux jeudi, les deux rivaux ont continué à échanger des insultes par réunions interposées samedi, sur des sujets souvent futiles.

«Le type qui a le pire bronzage artificiel d'Amérique m'attaque pour mon maquillage», a ironisé Marco Rubio en Georgie. La veille, Donald Trump avait raconté que son rival se faisait remaquiller pendant les débats.

Marco Rubio, 44 ans, a choisi depuis jeudi d'attaquer son aîné (69 ans) dans le même registre que lui. Il se moque des fautes d'orthographe du milliardaire sur Twitter, remet en cause son nez pour les affaires, et le traite d'escroc à cause du procès en nom collectif de plusieurs étudiants de la désormais défunte Université Trump.

«J'ai regardé ce poids plume Rubio», a répondu Donald Trump samedi dans l'Arkansas, sur le tarmac d'un aéroport, en se moquant des grandes oreilles de Marco Rubio et de sa tendance à transpirer.

Il a aussi sous-entendu qu'une des actions en justice contre lui était un complot fomenté par Barack Obama.

Mais Donald Trump, fort de ses victoires dans trois des quatre premières primaires républicaines, est le favori des primaires de mardi. Depuis 24 heures, deux gouverneurs se sont ralliés à lui, Chris Christie (New Jersey, ex-candidat aux primaires) et Paul LePage (Maine), ainsi que l'ancienne gouverneure de l'Arizona, Jan Brewer.

Ces ralliements illustrent l'acceptation croissante de l'homme d'affaires par le parti républicain, bien que les barons et de nombreux élus du Congrès s'activent désespérément en coulisses pour torpiller sa candidature.

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