Dernières réunions avant l'imprévisible vote du New Hampshire

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Jennie MATTHEW, Brigitte DUSSEAU
Agence France-Presse

Les candidats à la Maison-Blanche ont fait feu de tout bois lundi pour convaincre les électeurs dans le New Hampshire, petit État américain qui vote mardi pour ses primaires et est connu pour être souvent imprévisible.

Les sondages donnent côté républicain le milliardaire Donald Trump largement en tête, avec en moyenne 17 points de pourcentage d'avance. Côté démocrate, Bernie Sanders, sénateur «démocrate socialiste» de l'État voisin du Vermont, qui prêche pour une révolution politique, est donné gagnant avec en moyenne 12,8 points d'avance sur Hillary Clinton.

«Pour tous ceux d'entre vous qui sont encore en train de décider, en train de comparer, j'espère que je vais pouvoir remonter l'écart d'ici demain», a déclaré Mme Clinton lors d'une réunion de campagne à Manchester, la plus importante ville du New Hampshire, où la neige tombait dru lundi.

M. Trump a été donné gagnant dans 75 sondages successifs depuis mai. Bernie Sanders dans 33 sondages depuis début janvier.

Le New Hampshire est le deuxième État à voter, après l'Iowa la semaine dernière, dans le long processus qui permettra de désigner les deux candidats, républicain et démocrate, à la Maison-Blanche. Et ce petit État du nord-est, par sa place, a un rôle d'éclaireur tout particulier.

 44% d'indépendants 

Dans une course à la présidentielle qui a été tout sauf prévisible jusqu'à présent, le New Hampshire est aussi connu pour des électeurs qui se décident souvent au dernier moment. Les indépendants représentent en outre 44% de ces 882.000 électeurs: ils pourront voter soit démocrate soit républicain mardi.

Lundi, plus de 35 rencontres politiques étaient au programme des dix candidats (deux démocrates et huit républicains) faisant campagne dans des écoles, universités, épiceries, ou salles municipales.

Le télégénique sénateur républicain de Floride Marco Rubio, qui a trébuché samedi dans le dernier débat républicain, répétant mécaniquement plusieurs fois la même attaque contre Barack Obama, avait prévu d'en enchaîner sept dans la journée.

John Kasich, gouverneur républicain modéré de l'Ohio qui espère créer la surprise, en avait prévu cinq, Donald Trump, soucieux d'éviter tout faux pas, en avait quatre.

«Oui beaucoup de gens sont en colère», a déclaré le milliardaire, étonnamment calme, dans une de ses réunions. «Il n'y a rien de mal à être en colère. Les gens sont en colère face à la stupidité de notre gouvernement et la faiblesse totale de nos dirigeants». «J'espère que vous êtes suffisamment en colère pour voter demain», a-t-il ajouté.

La deuxième place côté républicains promet d'être très disputée entre Marco Rubio, John Kasich - tous les deux en hausse récemment - et le sénateur ultra conservateur du Texas Ted Cruz, vainqueur de l'Iowa.

Hillary Clinton faisait elle campagne avec son mari Bill Clinton et leur fille Chelsea, enceinte de son deuxième enfant. Comme il l'avait fait dimanche, Bill Clinton a critiqué la campagne de Bernie Sanders, l'accusant de diaboliser sa femme. Dimanche, il avait accusé le camp Sanders d'être «sexiste» et malhonnête vis-à-vis d'Hillary.

Perdant, menteur, pleurnichard

Donald Trump n'a pas oublié de remercier le New Hampshire sur Twitter. Marco Rubio a fait de même, demandant à ses admirateurs de «ne pas oublier d'aller voter». «Nous avons une chance de faire un immense pas en avant dans le New Hampshire», a souligné le benjamin de la course, 44 ans.

«S'il y a une bonne participation dans le New Hampshire, je pense que nous gagnerons», a aussi insisté Bernie Sanders 74 ans, tête nue sous la neige. «Donc je vous demande à tous, venez voter, et transformons l'Amérique».

Les attaques ont été particulièrement cinglantes ces dernières semaines, et elles ont continué lundi.

L'ancien gouverneur de Floride Jeb Bush, mal en point dans les sondages, a profité des micros, caméras, et de Twitter, pour attaquer pèle-mêle Barack Obama et son «manque de leadership», Marco Rubio et son manque d'expérience, et Donald Trump, «un perdant» qui selon lui «a besoin d'une thérapie».

«Tout le monde rigole de Jeb Bush. Il a dépensé 100 millions de dollars et est en bas du groupe. Personnage pathétique», a tweeté Donald Trump.

«Vous n'êtes pas seulement un perdant, vous êtes un menteur et un pleurnichard», a riposté Jeb Bush.

Chris Christie, gouverneur du New Jersey qui joue sa survie, a lui répété que Marco Rubio n'était «pas prêt».

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