Les indignés de Montréal n'ont pas l'intention de partir

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De Madrid à New York, en passant par Montréal et Toronto, le mouvement des «indignés» qui dénonce la main-mise de la finance sur l'économie et l'attitude du 1% de la population qui représente les plus riches s'étend désormais à l'échelle planétaire. »

La centaine d'«indignés» qui campe toujours au square Victoria à Montréal entend rester. En assemblée tard lundi soir, le groupe a voté en faveur d'une grande manifestation pour une «occupation responsable» de la place.

Ils déclinent ainsi l'invitation du maire Gérald Tremblay, qui a affirmé lundi soir qu'ils pouvaient maintenant «partir la tête haute».

La Presse a assisté aux délibérations qui se sont déroulées sous terre, tard lundi soir, dans la station de métro square Victoria. Soixante-dix personnes se sont montrées enthousiastes à l'idée de poursuivre Occupons Montréal.

«Nous n'avons pas l'intention de partir. Nous avons l'intention de réviser le message: d'expliquer que l'on veut rester et occuper responsablement», a expliqué Alain Berger, l'un des occupants.

Pour souligner à grands traits son désir de rester, Occupons Montréal prépare un grand rassemblement ce samedi après-midi, au square Victoria. C'est sous un tonnerre d'applaudissements que cette proposition a été acceptée.

Alain Berger souligne aussi que le point de presse organisé par quelques membres du groupe plus tôt ce lundi ne «représentait pas l'opinion de la majorité». Des indignés de la première heure ont quitté le campement afin de poursuivre leurs actions militantes à l'extérieur.

Plusieursdénoncent les problèmes de gestion d'Occupons Montréal, aux prises avec des problèmes d'itinérance et de toxicomanie.

Cette prise de position publique a déplu à plusieurs occupants. En assemblée hier soir, un groupe a tenté de faire accepter une proposition pour limiter les contacts des participants avec la presse, en vain.

D'autres admettent ouvertement que l'occupation mène à des accrochages préoccupants, mais gardent l'espoir de tout concilier: le militantisme, les tâches sur le site et la gestion de la sécurité. «On veut démontrer que l'on peut gérer notre communauté, ici, mais on ne peut pas le faire seuls, affirme Paul Bode, un des occupants. On ne veut pas juste l'aide de la Ville. On veut l'aide de tout le monde.»

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