Infographie

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Le 15 avril 1912, à 0h25, au large de Terre-Neuve, un paquebot réputé insubmersible lance un message de détresse. «Venez vite. Nous avons heurté un iceberg. C'est un CDQ (code de détresse) OM (pour old man: mon vieux). Position 41°46' N. 50°14' O.» Le temps est clair, la mer est calme.

Pourtant, c'est toute une époque qui est en train d'être engloutie dans l'océan. Un nouveau siècle émerge, qui sera marqué par les guerres mondiales, les krachs boursiers, le boom démographique, l'explosion de la technologie.

Mais pour l'instant, en cette nuit du 14 au 15 avril 1912, les derniers messages envoyés par le Titanic font frissonner ses auditeurs: «Nous coulons.»


Témoignages terrifiants, spéculations étourdissantes, détails croustillants, procès retentissant... Le naufrage du Titanic accapare la une des journaux
dès le 15 avril 1912, et La Presse n'y échappe pas. Cent ans plus tard, la lecture de ces vieilles pages donne aussi l'occasion de méditer sur l'évolution du journalisme, du téléphone à cornet au téléphone intelligent, du dessin à la main à l'infographie 3D.

De la rue de la Commune, où George Hannah a capté les messages de détresse du Titanic, à la rue Saint-Jacques, où étaient situés des bureaux de la White Star Line, une balade dans les lieux montréalais qui racontent le célèbre naufrage.

Ils portaient le même nom, Dawson, et se sont tous les deux embarqués sur le Titanic. Et c'est avec beaucoup d'émotion que les fans de l'acteur Leonardo di Caprio, qui incarnait Jack Dawson dans le film Titanic, ont commencé en 1997 à fleurir la tombe du naufragé Dawson, à Halifax.

Mais le vrai J. Dawson avait peu de chose en commun avec celui qui hurlait «Je suis le roi du monde!»...

Quelque 130 passagers du Titanic devaient se rendre au Canada.

Parmi eux, plusieurs Montréalais... qui ne sont jamais rentrés à la maison.

Immergé à quelque 3800 mètres de profondeur dans les eaux internationales, le Titanic n'appartient à personne. Depuis 1987, la société privée RMS Titanic a mené huit expéditions à l'épave et en a rapporté plus de 5500 objets qui font aujourd'hui partie d'une exposition itinérante. Des centaines d'autres expéditions y ont été menées. Mais ces visites sous-marines suscitent la controverse: elles contribuent à la dégradation d'un site qui devrait, plaident ses défenseurs, être considéré comme sacré.


Graphisme: Michel Cusson
Textes et recherche: Judith Lachapelle
Illustration: André Rivest
Intégration: Mauro Valdès