Palestiniens libérés: les États-Unis font part de leur «inquiétude»

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Un prisonnier libéré embrasse le leader exilé du Hamas, Khaled Mechaal, à son arrivée au Caire.

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Le retour du soldat Shalit

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Le retour du soldat Shalit

Prisonnier du Hamas palestinien pendant plus de cinq, le soldat israélien Gilad Shalit a été libéré aujourd'hui dans un échange de prisonniers historique entre Israël et le Hamas. 1027 prisonniers palestiniens échangés contre un seul soldat israélien. »

Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis ont fait part à Israël de leur «inquiétude» au sujet de certains des prisonniers palestiniens libérés en échange du soldat israélien Gilad Shalit, a reconnu mardi le département d'État.

Interrogé sur le point de savoir si l'administration américaine avait alerté Israël sur la dangerosité de certains détenus, ou si elle avait fait valoir son désaccord sur leur libération, le porte-parole du département d'Etat, Mark Toner, a répondu: «Les deux».

M. Toner a ensuite précisé, dans un courriel, qu'il faisait référence à des personnes condamnées pour avoir tué ou blessé des citoyens américains. «Par principe», a-t-il dit, «les Etats-Unis s'opposent à la libération d'individus ayant été condamnés pour des crimes contre des Américains».

Un premier contingent de près de 500 prisonniers palestiniens a été libéré mardi en échange du soldat franco-israélien, et Washington a «communiqué (sa) position au gouvernement israélien après avoir consulté la liste», a indiqué M. Toner.

Sur les 477 prisonniers, 133 ont été autorisés à retourner chez eux à Gaza, 117 en Cisjordanie et 15 à Jérusalem-Est. En revanche, 204 Palestiniens sont bannis: 164 vers Gaza et 40 vers l'étranger (Turquie, Qatar et Syrie).

Mark Toner a précisé qu'à sa connaissance, les réserves américaines n'ont pas eu d'incidence sur la libération des prisonniers. L'accord intervenu avec le Hamas «est une décision souveraine du gouvernement israélien», a-t-il observé.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, avait auparavant salué depuis Tripoli «la fin de la longue épreuve» subie par Gilad Shalit.

L'administration américaine considère le Hamas comme une organisation terroriste. L'administration Obama pose trois conditions au dialogue avec ce groupe: qu'il reconnaisse le droit d'Israël à exister, qu'il renonce aux armes et qu'il se dise prêt à reconnaître les accords déjà passés entre Israël et les Palestiniens.

Alors que de nombreux gouvernements ont estimé mardi que la libération de Gilad Shalit offrait un espoir pour la reprise de pourparlers de paix au Proche-Orient, Mark Toner a dit que vu de Washington, il est «difficile de dire ce que signifie cet accord pour l'avenir du processus de paix».

«Ce n'est pas forcément à nous de dire si c'est un bon ou un mauvais accord», a-t-il insisté, même si l'administration Obama est «évidemment satisfaite» que Gilad Shalit soit libre.

Interrogé par l'AFP, le sénateur républicain Lindsey Graham a affirmé qu'il était «très problématique d'avoir à traiter avec une organisation qui veut vous jeter à la mer». Mais, a-t-il ajouté, «les Israéliens soutiennent ce que le Premier ministre (israélien) a fait. Je pense qu'il a joué au mieux en fonction de ce dont il disposait».

De son côté, le sénateur démocrate John Kerry, président de la commission des Affaires étrangères à la chambre haute, s'est déclaré «heureux pour la famille». Interrogé sur la question de la négociation avec le Hamas, il a répondu que le gouvernement israélien avait «pris ses propres décisions» qu'il respectait.

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