Responsables américains et australiens discutent de contreterrorisme

Les combattants de l'EI «rentreront chez eux avec... (REUTERS)

Agrandir

Les combattants de l'EI «rentreront chez eux avec des compétences acquises sur le champ de bataille, avec une idéologie endurcie, ils reviendront en colère, frustrés et nous devons en avoir conscience», a déclaré la ministre australienne de la Défense Marise Payne en parlant notamment des djihadistes originaires du sud-est asiatique.

REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Consultez notre dossier sur le groupe djihadiste État islamique. »

Agence France-Presse
Sydney

De hauts responsables américains et australiens ont dit leur inquiétude lundi face aux djihadistes qui rentrent chez eux pour commettre des attentats après s'être aguerris dans les rangs du groupe État islamique au Moyen-Orient.

Cet avertissement fait suite à l'attentat qui a ensanglanté Londres au cours du weekend et qui a été revendiqué par le groupe État Islamique. Parallèlement, les Philippines font face à la menace croissante de combattants islamistes.

Les combattants de l'EI «rentreront chez eux avec des compétences acquises sur le champ de bataille, avec une idéologie endurcie, ils reviendront en colère, frustrés et nous devons en avoir conscience», a déclaré la ministre australienne de la Défense Marise Payne en parlant notamment des djihadistes originaires du sud-est asiatique.

Elle s'exprimait au début d'une réunion à laquelle participaient aussi le chef du Pentagone Jim Mattis, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson et son homologue australienne Julie Bishop.

«Nous sommes unis (...) dans notre détermination, y compris face à un ennemi qui croit qu'en nous faisant du mal, il peut nous faire peur. Et bien, nous n'avons pas peur», a déclaré M. Mattis au sujet des attaques de Londres.

Le président américain Donald Trump a ordonné une «campagne d'annihilation» des djihadistes en Irak et Syrie, pour limiter au maximum le nombre de combattants étrangers rentrant au pays.

Le but est maintenant d'encercler et de tuer autant de djihadistes que possible sur place, plutôt que de les laisser quitter la ville et les prendre pour cibles lorsqu'ils s'enfuient. L'urgence est d'empêcher des combattants de rapporter en Occident leur expertise militaire et leur idéologie, a expliqué M. Mattis.

«Avant, nous les bombardions lorsqu'ils passaient d'une ville à l'autre», a déclaré le chef de la diplomatie américaine. «Maintenant, nous prenons le temps (...) de nous assurer que des combattants étrangers ne restent pas pour pouvoir ensuite regagner Paris, l'Australie ou les pays dont ils sont venus pour remporter leur message de haine et leur expertise de combat et s'en prendre à des innocents».

Le contreterrorisme figurait en bonne place lundi au menu de ces discussions bilatérales annuelles. «La menace terroriste mondiale évolue, on a assisté à des attaques brutales dans un certain nombre de villes européennes, on a déjoué des attaques ici en Australie, nous voulons discuter avec vous de leurs relations avec le Moyen-Orient», a déclaré Mme Bishop.

D'après Canberra, 12 projets d'attentats ont été déjoués depuis 2014 et plus de 60 personnes ont été inculpées.

Dans le sud des Philippines, des centaines de civils sont pris au piège de combats entre djihadistes se revendiquant de l'EI et les troupes gouvernementales.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer