Les forces irakiennes ouvrent un nouveau front à Mossoul

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L'opération vise à achever le siège de la vieille ville de Mossoul, où les djihadistes retiennent en otage une très importante population de civils et sont prêts à se défendre farouchement.

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Ahmad MOUSA
Agence France-Presse
MOSSOUL

Les forces irakiennes ont accentué leur offensive pour chasser le groupe État islamique (EI) de Mossoul en ouvrant jeudi un nouveau front au nord-ouest de la deuxième ville d'Irak, dernier grand bastion des jihadistes où ils résistent toujours depuis plus de sept mois.

L'opération vise à achever le siège de la vieille ville, où les djihadistes retiennent en otage une très importante population de civils et sont prêts à se défendre farouchement.

Les forces de l'armée, du ministère de l'Intérieur et de la police «ont commencé (jeudi) à pénétrer dans l'ouest (de la ville) depuis le nord», a déclaré dans un communiqué le Commandement conjoint des opérations qui coordonne la lutte contre l'EI en Irak.

Il a indiqué que les cibles de cette opération étaient trois quartiers périphériques du nord-ouest de Mossoul: Mucharifah, Kanissah et Al-Haramat.

La police fédérale a aussi confirmé l'opération, qui intervient après une relative pause dans les combats autour de la vieille ville où la majorité des jihadistes se trouveraient encore.

Selon elle, les forces irakiennes ont déjà libéré dans le cadre de cette opération un petit village proche, Hsunah, ainsi qu'une usine de gaz.

Appuyées par la coalition internationale anti-djihadistes conduite par les États-Unis, les forces irakiennes mènent depuis le 17 octobre une vaste offensive pour reprendre la grande ville du Nord, dont les jihadistes s'étaient emparés en 2014 avec de nombreuses autres régions.

Moins de 7% de l'Irak

Fin janvier, elles ont réussi à reconquérir la partie orientale et depuis le 19 février, elles mènent la bataille pour reprendre la partie occidentale de la ville où elles ont pris le contrôle de la plupart des quartiers dans le sud et l'ouest.

Une percée depuis le nord de Mossoul pourrait finir par coincer complètement les jihadistes dans la vieille ville où vivent de nombreux civils dont ils se servent comme boucliers humains.

Selon l'ONU, jusqu'à 400 000 habitants y seraient bloqués.

Cette semaine, le ministère irakien de l'Immigration a évalué le nombre de déplacés depuis le début de l'offensive sur Mossoul à 600.000.

La majorité d'entre eux ont fui la partie ouest de Mossoul, où les combats ont été plus intenses que dans la partie est, de l'autre côté du fleuve Tigre.

Sur les 120.00 personnes déplacées de la partie est, le ministère a indiqué dans un communiqué que seules 42 000 se trouvaient encore dans des camps de la région de Mossoul.

Une reprise totale de Mossoul représenterait un terrible revers pour l'EI qui ne contrôlerait plus en Irak que quelques régions, notamment à l'ouest de Bagdad.

Le groupe avait proclamé en 2014 un «califat» sur les régions qu'il contrôlait à cheval entre l'Irak et la Syrie.

Selon les autorités irakiennes, l'EI contrôle désormais moins de 7% du pays, contre environ un tiers en 2014.

Les jihadistes continuent cependant de mener des attaques, comme ces derniers jours contre des forces de sécurité dans la province d'Al-Anbar (ouest).

Et avec une pression qui s'accroît sur eux en Irak mais aussi en Syrie, où une alliance de combattants arabes et kurdes mène une offensive contre le fief de l'EI à Raqa, les jihadistes pourraient avoir de plus en plus recours à des tactiques de guérilla et s'en prendre à des cibles civiles, estiment des observateurs.




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