Les forces irakiennes progressent vers Mossoul «plus vite» que prévu

«La bataille de Mossoul est décisive, car elle... (photo AHMAD AL-RUBAYE, AFP)

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«La bataille de Mossoul est décisive, car elle frappe Daech au coeur de son sanctuaire», a souligné le président français François Hollande.

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Agence France-Presse
PARIS

Les forces engagées dans la reprise de Mossoul au groupe État islamique avancent « plus vite que prévu », s'est félicité jeudi le gouvernement irakien, tandis le président français François Hollande a mis en garde contre une fuite des djihadistes vers la ville syrienne de Raqqa.

Les forces irakiennes « avancent plus vite que ce que nous avions escompté et programmé » vers Mossoul, a dit le premier ministre irakien Haïder al-Abadi par vidéoconférence depuis Bagdad, à l'occasion de l'ouverture à Paris d'une réunion de haut niveau sur la stabilisation de la deuxième ville irakienne.

« Nous avons constaté que nous allons plus vite que prévu grâce à la mobilisation et au moral très élevé des forces armées », a renchéri lors d'une conférence de presse son chef de la diplomatie, Ibrahim al-Jaafari, qui coprésidait cette réunion avec son homologue français Jean-Marc Ayrault.

Mais, a ajouté M. al-Jaafari, « il serait erroné de croire que la guerre contre Daech (acronyme arabe de l'EI) sera finie quand la bataille de Mossoul sera terminée », soulignant que « tous les pays du monde sont menacés ».

« La bataille de Mossoul est décisive, car elle frappe Daech au coeur de son sanctuaire », a néanmoins souligné M. Hollande, qui a ouvert cette réunion. Une vingtaine de pays et organisations étaient présents, dont les États-Unis, la Turquie, l'Iran, les pays du Golfe et les Européens.

Jean-Marc Ayrault a aussi souligné que « l'avenir de l'Irak va se jouer en partie à Mossoul dans le creuset de la diversité ».

La question de la future administration et de la stabilisation politique de cette ville à majorité sunnite est cruciale, dans un Irak dominé par les forces chiites. De nombreuses voix se sont inquiétées de représailles et d'exactions une fois la ville reprise, comme cela avait été le cas à Falloujah, autre fief de l'EI repris en juin par les forces irakiennes.



« Assurer la protection des populations civiles »

Cette rencontre se tenait quelques jours avant une réunion, également à Paris, des principaux ministres de la Défense de la coalition internationale engagée contre l'EI afin de faire le point sur la bataille de Mossoul, lancée dans la nuit de dimanche à lundi pour reprendre la ville aux mains de l'EI depuis juin 2014.

François Hollande a mis en garde contre la fuite de djihadistes de Mossoul vers Raqqa, en Syrie, lors de cette offensive appuyée par la coalition internationale contre le dernier bastion de l'EI en Irak.

« Nous devons être exemplaires sur le plan de la poursuite des terroristes, qui déjà quittent Mossoul pour rejoindre Raqqa », a averti M. Hollande. « Nous ne pouvons admettre une évaporation de ceux qui étaient à Mossoul vers d'autres lieux ».

Pour éviter que des djihadistes cherchent à s'échapper en se glissant parmi la population fuyant Mossoul en raison des combats, le chef de la diplomatie française a annoncé « des opérations de contrôle » : « avant de les installer (les personnes déplacées) dans des lieux d'accueil, il y aura des points de contrôle ».

L'ONG Action contre la faim a demandé que ces procédures de vérification soient « justes, cohérentes et transparentes et préservent la dignité des individus ».

La France a aussi insisté sur la protection des populations civiles. « Tout doit être mis en oeuvre pour assurer la protection des populations civiles, aujourd'hui exposées en zones de combat et utilisées comme boucliers humains par Daech. Nous devons agir avec l'autorisation expresse du gouvernement irakien et dans le plein respect des droits de l'homme et du droit humanitaire international », a insisté M. Hollande.

Le premier ministre irakien a de son côté souligné : « notre guerre à Mossoul est une guerre irakienne pour les Irakiens, pour la défense du territoire irakien ».

C'est à Mossoul que le leader de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, avait publiquement proclamé un califat, installé en juin 2014 sur des territoires conquis en Irak et en Syrie.

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