Syrie: l'EI revendique des attentats-suicides à Hama

Il s'agit d'un attentat extrêmement rare dans cette... (REUTERS)

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Il s'agit d'un attentat extrêmement rare dans cette ville depuis le début de la guerre en Syrie en 2011. Il intervient au moment où une coalition de rebelles et de jihadistes avance depuis un mois dans la province, où ils ont pris une quarantaine de villages et localités.

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Agence France-Presse
Damas

 Le groupe État islamique (EI) a revendiqué des attentats-suicides lundi dans la ville d'Hama contrôlée par le régime dans le centre de la Syrie, faisant au moins deux morts, selon les médias officiels.

Il s'agit d'attentats extrêmement rares dans cette ville depuis le début de la guerre en Syrie en 2011. Ils interviennent au moment où une coalition de rebelles et de djihadistes, rivaux de l'EI, avancent depuis un mois dans la province éponyme, où ils ont pris une quarantaine de villages et localités.

D'après l'agence officielle Sana, il s'agit de deux attentats-suicides, le premier kamikaze ayant « fait détonner sa ceinture explosive dans la place al-Assi (dans le centre-ville) à midi et, un quart d'heure plus tard, un deuxième l'a suivi ».

Sana et la télévision d'État ont indiqué que les deux attaques ont fait au moins « deux morts et douze blessés ».

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), l'un des deux attentats a été perpétré près d'une branche du parti Baas au pouvoir, proche de la place al-Assi.

L'agence liée à l'EI, Amaq, a rapporté dans un communiqué que « des combattants avaient mené trois attaques-suicides au moyen d'une veste explosive contre les sièges du parti (Baas) et de la police près de la place al-Assi à Hama ».

En août 2013, un attentat à la voiture piégée avait coûté la vie au gouverneur de la province, Anas Abdel Razzaq al-Naem. La même année, en octobre, un attentat au camion piégé a fait 43 morts, dont 32 civils à l'entrée de la ville.

Hama a été, à l'instar de nombreuses grandes villes syriennes, le théâtre d'énormes manifestations en 2011 contre le régime, avant d'être réprimées dans le sang.

La ville a été depuis relativement épargnée par les violences, à la différence de sa province, morcelée entre régime, rebelles, et l'EI.

Le 29 août, des groupes insurgés alliés à des djihadistes, dont l'influent Jound al-Aqsa, ont lancé une offensive d'envergure dans la province, avançant rapidement sur le terrain face aux troupes loyalistes.

« Le but est de s'emparer de la province en vue de connecter ce nouveau territoire à la province d'Idleb », plus au nord, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

C'est à partir de cette province, contrôlée quasi totalement par des rebelles et des djihadistes, que ces derniers ont envoyé des renforts vers Hama. « C'est pour cela que les avions du régime bombardent sans cesse Idleb », explique M. Abdel Rahmane.

La province d'Hama se situe au sud-est de celle d'Alep, où l'armée du régime mène une large offensive pour s'emparer du secteur rebelle de la métropole.

Dans les années 1980, le régime du père de Bachar al-Assad, Hafez, y avait également étouffé dans l'oeuf une révolte de la confrérie des Frères musulmans, qui a fait des milliers de morts.

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