La coalition contre l'EI reconnaît de nouvelles victimes civiles

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L'ONG basée à Londres, qui dispose d'un réseau de sources dans la Syrie en guerre, a par exemple indiqué qu'une frappe de la coalition jeudi avait tué «au moins 15 civils» dans le nord de Minbej, où a lieu en ce moment une bataille acharnée pour reprendre la ville aux djihadistes.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La coalition internationale contre le groupe État islamique a reconnu jeudi de nouvelles victimes civiles dans des bombardements en Irak et Syrie ces derniers mois, portant à 55 le nombre total de victimes officiellement reconnues depuis le début de la campagne.

La coalition menée par les États-Unis, qui conduit des bombardements contre les jihadistes depuis août 2014, ne reconnait les victimes civiles qu'après de longues procédures d'enquête.

Elle est accusée de sous-estimer largement leur nombre.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, les frappes de la coalition en Syrie ont tué environ 600 civils, dont 136 enfants.

L'ONG basée à Londres, qui dispose d'un réseau de sources dans la Syrie en guerre, a par exemple indiqué qu'une frappe de la coalition jeudi avait tué «au moins 15 civils» dans le nord de Minbej, où a lieu en ce moment une bataille acharnée pour reprendre la ville aux jihadistes.

Airwars, une autre ONG de Londres, estime de son côté que le nombre total de personnes tuées par la coalition en Syrie et en Irak dépasse les 1500.

Les nouvelles victimes civiles ont été confirmées jeudi dans un communiqué du Centcom, le commandement militaire américain au Moyen-Orient.

Elles comprennent notamment trois personnes tuées lors d'une frappe contre une réserve d'argent du groupe État islamique, le 5 avril à Mossoul, en Irak.

Quatre autres ont été tuées le 29 avril, également à Mossoul, dans une frappe visant l'Australien Neil Prakash, considéré comme un recruteur influent de l'EI.

Une munition - bombe ou missile - a «touché trois civils sur la route et un civil dans un bâtiment adjacent», selon le communiqué du Centcom. Neil Prakash avait également été tué dans la frappe.

Dans un troisième cas, le 26 avril, près de Qayyarah en Irak, un civil est mort parce qu'il est apparu de manière inopinée près de la cible, alors que le tir était déjà parti, a indiqué le Centcom.

«Nous regrettons profondément les pertes non intentionnelles de vies humaines et les blessures résultant des bombardements, et nous exprimons notre compassion» à toutes les personnes concernées, a indiqué le commandement militaire américain.

La coalition a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête formelle sur une frappe le 19 juillet près de Minbej, qui a fait au moins 56 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

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