Irak: les États-Unis envoient des centaines de soldats supplémentaires

Le chef du Pentagone Ashton Carter a rencontré... (PHOTO AFP/FOURNIE PAR LE BUREAU DU PREMIER MINISTRE IRAKIEN)

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Le chef du Pentagone Ashton Carter a rencontré le premier ministre irakien Haider Al-Abadi, le 11 juillet à Bagdad.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

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Thomas WATKINS
Agence France-Presse
BAGDAD

Le chef du Pentagone Ashton Carter a annoncé lundi à Bagdad l'envoi de centaines de soldats supplémentaires en Irak pour aider les forces gouvernementales à lutter contre le groupe djihadiste État islamique (EI) et surtout à reprendre la ville de Mossoul.

À l'occasion de sa quatrième visite en Irak depuis sa prise de fonction en février 2015, M. Carter a rencontré le premier ministre Haider Al-Abadi et son homologue Khaled al-Obeidi, alors que les États-Unis dirigent une large coalition internationale qui lutte contre l'EI.

Sa visite survient deux jours après la reprise par les forces irakiennes de la base aérienne de Qayyarah à quelque 60 km au sud de Mossoul, perçue comme une étape cruciale en vue de la bataille pour la reconquête de la deuxième ville d'Irak aux mains de l'EI depuis juin 2014.

« Devant les récentes avancées des forces de sécurité, M. Carter a annoncé que les États unis, en étroite coordination avec le gouvernement irakien, déploiera 560 militaires supplémentaires en Irak pour poursuivre sur cette lancée », a indiqué un communiqué du Pentagone.

« Ces effectifs supplémentaires apporteront aux forces irakiennes un soutien notamment en matière de capacités logistiques et en infrastructures sur la base aérienne de Qayyarah », a-t-il précisé.

Cet accroissement des effectifs militaires américains portera à plus de 4600 le nombre de militaires des États-Unis déployés en Irak, essentiellement pour des missions de formation des troupes irakiennes.

Reprendre Mossoul

Durant ses rencontres avec les responsables irakiens, M. Carter a mis l'accent sur les succès de la campagne anti-EI, plus de deux ans après que ce groupe djihadiste s'est emparé de vastes régions en Irak et en Syrie voisine.

Mais l'EI riposte aux revers subis sur le terrain par des attaques dévastatrices en Irak et à l'étranger. Il a commis le 4 juillet un attentat suicide à Bagdad qui a fait près de 300 morts, l'un des plus sanglants en Irak depuis l'invasion américaine de 2003.

« Laissez-moi commencer par exprimer mes condoléances et celles des États-Unis pour les attaques terroristes ayant visé le peuple irakien ces dernières semaines », a dit M. Carter devant M. Abadi. Ces attaques « renforcent encore plus notre détermination à aider à vaincre [l'EI] ».

Il a aussi « félicité » les forces irakiennes pour leurs « succès », notamment après la reprise le 26 juin du fief djihadiste de Fallouja puis en juillet de la base de Qayyarah qui pourrait servir de point de départ pour lancer les opérations en vue de la reconquête de Mossoul (nord), « capitale » du groupe djihadiste en Irak.

M. Carter avait déclaré aux journalistes avant son arrivée en Irak qu'il « discuterait avec M. Abadi et nos commandants sur place des prochaines étapes de la campagne, notamment la reprise de Mossoul ».

L'objectif ultime, a-t-il ajouté, est « la reprise par les forces irakiennes de la totalité du territoire irakien, mais Mossoul en constitue bien sûr la plus grosse partie ».

Succès des premières « 10 étapes »

Outre le déploiement de conseillers militaires américains en Irak, les États-Unis apportent une couverture aérienne cruciale aux forces gouvernementales dans leurs opérations antidjihadistes. En Syrie, des centaines de militaires américains sont déployés auprès de groupes rebelles et kurdes face à l'EI, également bombardé par l'aviation de la coalition internationale.

La lutte anti-EI a permis de reconquérir, selon le Pentagone, 45 % du terrain que les djihadistes contrôlaient en Irak depuis 2014 et 20 % des régions occupées par le groupe djihadiste en Syrie.

Au Pentagone, on se félicite du succès des premières « 10 étapes » de la campagne anti-EI, qui incluent la reprise de plusieurs villes importantes, dont Ramadi en Irak et Al-Chaddadi, un ex-fief djihadiste du nord-est syrien.

Les États-Unis avaient déjà annoncé une série de mesures destinées à accélérer et renforcer la lutte antidjihadiste, après des critiques contre M. Carter et le président américain, Barack Obama, pour le lent démarrage de la campagne anti-EI lancée en 2014, particulièrement en Syrie.

Dans ce pays ravagé par la guerre, Washington disposait au départ de peu de moyens sur le terrain pour obtenir des informations sur les cibles djihadistes.

M. Carter devait également appeler au téléphone le président de facto de la région autonome du Kurdistan irakien (nord), Massoud Barzani.

Les États-Unis ont promis 415 millions de dollars pour aider les forces kurdes, qui jouent un rôle clé dans la lutte anti-EI, dans la bataille pour Mossoul.

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