Un militaire américain tué en Irak dans une attaque de l'EI

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Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter

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Le groupe État islamique

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Salam FARAJ
Agence France-Presse
BAGDAD

Un militaire américain de la coalition antidjihadistes a été tué mardi lors d'une attaque du groupe État islamique (EI) contre les forces kurdes dans le nord de l'Irak, où le HCR craint une nouvelle vague de déplacés en raison des combats.

Ce militaire est au moins le troisième Américain à être tué par «un tir ennemi» en Irak depuis que l'EI a pris le contrôle de vastes territoires en 2014.

Il a péri lors d'une attaque des djihadistes contre une position kurde au nord de Mossoul, la deuxième ville irakienne et le bastion de l'organisation ultra-radicale sunnite en Irak, selon le porte-parole du Pentagone Peter Cook.

Il a précisé que l'incident s'était produit «à environ 3 à 5 kilomètres derrière la ligne de front».

Selon un responsable militaire de la coalition dirigée par Washington, le militaire a été tué par un «tir direct» lorsque des membres de l'EI «ont traversé la ligne de front des peshmergas», les forces kurdes. Il assurait une mission de conseil et d'assistance, a précisé ce responsable.

Des responsables de la Défense américains ont indiqué qu'il était membre des Navy Seals, prestigieuse composante des forces spéciales américaines.

«Multiples explosifs»

«Il s'agissait d'une attaque orchestrée avec des tirs et de multiples explosifs», a précisé l'un d'eux.

Près de 4000 militaires américains sont présents en Irak dans le cadre de la coalition et pour conseiller et entraîner les forces gouvernementales, sans participer directement aux combats terrestres contre l'EI.

Certains d'entre eux soutiennent les peshmergas déployés dans la province de Ninive, où est notamment situé Mossoul.

Deux militaires américains avaient déjà été tués par les djihadistes en Irak. En mars, un Marine avait été atteint par un tir de roquette tandis qu'un membre des forces spéciales avait succombé à ses blessures après une opération pour libérer des prisonniers en octobre 2015.

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a récemment annoncé, lors d'une visite à Bagdad, le déploiement de quelque 200 soldats supplémentaires et des hélicoptères d'attaque pour soutenir les forces irakiennes dans la reconquête de Mossoul.

Les forces fédérales irakiennes et kurdes, soutenues par la coalition internationale, ont lancé en mars une offensive contre l'EI en vue de prendre Mossoul.

Ces forces se trouvent à au moins 50 km au sud de cette ville, mais les combats en cours poussent des milliers de civils à fuir leur maison.

HCR inquiet

«Avec la poursuite de l'offensive militaire, 30 000 nouveaux déplacés» pourraient arriver dans la région de Makhmour «au cours des prochaines semaines», a averti mardi le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) en référence à une ville au sud de Mossoul qui sert de principale base de l'opération militaire.

Les organisations internationales craignent qu'une opération militaire d'envergure pour reprendre Mossoul ne provoque un déplacement massif de population que l'Irak n'est pas en mesure de gérer.

L'EI a en outre attaqué les peshmergas dans plusieurs zones mardi pour «contrecarrer le plan de libération de Mossoul», a déclaré un porte-parole des combattants kurdes irakiens, Jabar Yawar.

Le groupe s'est notamment emparé de la région de Tal Asqouf, un village chrétien dont la population avait fui en 2014. Selon le conseil de sécurité de la région autonome du Kurdistan, la ville a été «complètement débarrassée» des jihadistes un peu plus tard dans la journée.

Dans la capitale, des dizaines de milliers de musulmans se sont rendus vers le mausolée de l'imam Moussa Kazem pour y célébrer l'anniversaire de la mort, en 799, du septième des 12 imams vénérés par l'islam chiite.

Le groupe ultra-radical sunnite, qui considère les chiites comme hérétiques, a dans le passé revendiqué plusieurs attentats contre des pèlerins.

Ces célébrations se sont déroulées dans un contexte troublé dans la capitale à cause de l'aggravation de la crise qui paralyse la vie politique depuis plusieurs mois.

De nombreux partis s'opposent au projet du premier ministre Haider al-Abadi de mettre en place un cabinet de technocrates par peur de perdre leurs privilèges.

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