L'Arc de Triomphe de Palmyre renaît à Londres

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La reconstruction, qui s'inscrit dans les célébrations de la semaine du Patrimoine mondial de 2016, a été réalisée lundi en six heures par l'Institut de l'archéologie numérique d'Oxford. Elle a été inaugurée mardi sur la célèbre place du centre de Londres.

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Agence France-Presse
LONDRES

Une copie en marbre égyptien de l'Arc de Triomphe de Palmyre en Syrie, détruit par le groupe État islamique (EI), a été assemblée à Trafalgar Square, à Londres, pour signifier «qu'on peut faire renaître ce qui a été annihilé».

La reconstruction, qui s'inscrit dans les célébrations de la semaine du Patrimoine mondial de 2016, a été réalisée lundi en six heures par l'Institut de l'archéologie numérique d'Oxford. Elle a été inaugurée mardi sur la célèbre place du centre de Londres.

La copie restera à Trafalgar Square jusqu'à jeudi avant d'être exposée à Dubaï et New York.

Créée notamment grâce à la technologie de l'impression 3D, cette copie pèse presque 11 tonnes et fait près de six mètres de haut. Elle a été fabriquée en Italie avec du marbre égyptien.

«Les terroristes ne doivent pas pouvoir détruire ce genre d'édifices de notre mémoire culturelle collective», a déclaré le directeur de l'institut Roger Michel.

«Recréer les choses de cette manière permet d'effacer les images de leur destruction. Nous envoyons le message qu'on peut faire renaître ce qui a été annihilé», a-t-il ajouté à l'AFP pendant l'inauguration suivie par plusieurs centaines de curieux.

Sur le site antique syrien, il ne reste de l'Arc de Triomphe, datant de l'empereur romain Septime Sévère (IIIe siècle), que deux piliers. Mais la partie centrale et les arches sont à terre.

«L'existence du peuple syrien repose sur son identité culturelle et Palmyre représente l'un des sites les plus uniques et exceptionnels du patrimoine culturel, pas seulement de Syrie, mais du monde entier», a souligné Maamoun Abdulkarim, le directeur des antiquités syriennes.

«Nous savons que les projets pour restaurer l'ancienne gloire de Palmyre sont colossaux, mais ils peuvent être réalisés s'ils sont considérés comme une mission mondiale», a-t-il fait valoir.

Le maire de Londres Boris Johnson s'est dit «très fier» que la capitale britannique accueille cette copie «pour s'opposer à cette violence et partager l'expérience de cet artéfact irremplaçable».

«Nous sommes ici aujourd'hui solidaires du peuple syrien. Nous savons tous que l'avenir de la Syrie dépend de la protection de son passé», a-t-il souligné.

Le 27 mars, le régime du président syrien Bachar al-Assad appuyé au sol comme dans les airs par l'armée russe a repris le contrôle de cette cité antique inscrite au patrimoine mondial par l'UNESCO et qui était une attraction touristique majeure avant le début des hostilités.

Le groupe EI, qui considère les statues humaines ou animales comme de l'idolâtrie, a amputé Palmyre de ses plus beaux temples à coups d'explosifs. L'ancien amphithéâtre a été utilisé pour des exécutions en public. Trois mois après s'être emparé de la ville, l'organisation radicale a décapité l'ancien directeur des antiquités de Palmyre, âgé de 82 ans.

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