L'EI aurait formé au moins 400 combattants pour cibler l'Europe

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Le drapeau de l'EI installé devant celui de la Belgique.

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Le groupe État islamique

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Lori Hinnant, Paisley Dodds
Associated Press
Paris

Le groupe extrémiste État islamique a entraîné au moins 400 combattants pour cibler l'Europe dans une série d'attaques meurtrières, déployant des cellules comme celles ayant frappé à Bruxelles et Paris avec la commande de choisir le moment, l'endroit et la méthode pour créer le plus de perturbations possibles.

Ces cellules semi-autonomes montrent la portée du groupe extrémiste en Europe alors même qu'il perd du terrain en Syrie et en Irak.

Les évaluations vont de 400 à 600 combattants du groupe État islamique (EI) entraînés spécifiquement pour des attaques autonomes, indiquent des responsables, dont la sénatrice française Nathalie Goulet, coprésidente d'une commission contre les réseaux djihadistes en France et en Europe. Quelque 5000 Européens se sont rendus en Syrie.

Mme Goulet a toutefois ajouté que si les autorités savaient précisément le nombre de ces djihadistes, des attaques telles que celles de Paris et Bruxelles ne surviendraient pas.

En revendiquant la responsabilité des attentats de mardi, l'EI a décrit une «cellule secrète de soldats» déployés à Bruxelles aux fins de cette attaque. L'existence de ces cellules de l'ombre a été confirmée par Europol - l'agence de renseignement de l'Union européenne -, qui a affirmé à la fin de janvier que les responsables du renseignement estimaient que le groupe avait développé un commandement spécial chargé de piloter les opérations de cellules dormantes et de diriger des formations semblables à celles des forces spéciales.

Des francophones liés à l'Afrique du Nord, à la France et à la Belgique semblent diriger ces unités et sont responsables d'élaborer des stratégies d'attaques en Europe, a indiqué un responsable européen de la sécurité, parlant sous le couvert de l'anonymat car n'étant pas autorisé à discuter de notes internes.

Les combattants dans ces unités sont formés pour les stratégies de combat sur le terrain, les explosifs, les techniques de surveillance et la contre-surveillance, a indiqué ce responsable de la sécurité. Il a ajouté que la stratégie avait migré ces derniers temps vers des formations plus longues, et que le groupe recherchait des actes terroristes possiblement moins meurtriers, mais plus nombreux, «afin de forcer l'ennemi à dépenser plus d'argent ou de ressources humaines».

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