Obama prêt à traquer les djihadistes de l'EI jusqu'en Libye

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Des membres du groupe armé État islamique paradent dans la ville de Syrte, en Libye.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Barack Obama a affirmé jeudi que les États-Unis étaient prêts à traquer les djihadistes du groupe État islamique au-delà de la Syrie et l'Irak, jusqu'en Libye si nécessaire, un pays dans lequel Washington dit suivre la situation très attentivement.

Les puissances occidentales craignent que le vide dans les institutions de ce pays ne procure un sol fertile pour les combattants de l'EI et le président américain a convoqué son Conseil de sécurité nationale pour évoquer ce dossier.

« Le président a insisté sur le fait que les États-Unis vont continuer à s'en prendre aux comploteurs terroristes de l'EI dans quelque pays que ce soit », a indiqué la Maison-Blanche à l'issue de cette réunion.

« Le président a demandé à son équipe de sécurité nationale de poursuivre ses efforts pour renforcer la gouvernance et soutenir les efforts contre le terrorisme en Libye et dans les autres pays où l'EI a cherché à établir sa présence », a ajouté l'exécutif américain.

Plus tôt dans la journée, le secrétaire à la Défense Ashton Carter avait déjà dit que les États-Unis « surveillent très attentivement » la situation en Libye, où le groupe EI cherche à s'implanter. Mais Washington n'a pris aucune décision militaire pour l'heure.

Les États-Unis « développent des options pour ce qu'il est possible de faire dans le futur », mais « n'ont pris aucune décision d'intervenir militairement », a indiqué M. Carter lors d'une conférence de presse au Pentagone.

« Nous cherchons d'abord à aider » les Libyens « à prendre le contrôle de leur propre pays », a déclaré M. Carter, en saluant les efforts entrepris pour la formation d'un gouvernement d'union nationale.

« Mais nous n'avons pas pris la direction » des efforts internationaux pour aider les Libyens, l'Italie s'étant portée volontaire, a-t-il ajouté.

Les Italiens « ont indiqué qu'ils prendraient cette direction », et « nous avons dit que nous les soutiendrons », a-t-il expliqué.

Chaos en Libye

La Libye s'est enfoncée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

Un accord conclu sous l'égide de l'ONU, prévoyant la formation d'un gouvernement d'union nationale, vient d'être rejeté par le Parlement de Tobrouk internationalement reconnu.

La situation a permis ces derniers mois à l'EI de s'établir et de prendre le contrôle de Syrte, à 450 km à l'est de Tripoli, et ses environs.

Depuis Syrte, le groupe extrémiste armé a mené depuis le 4 janvier plusieurs attaques contre les ports et terminaux du « croissant pétrolier », particulièrement ceux de Ras Lanouf et al-Sedra.

« Nous ne voulons pas glisser vers une situation comme en Irak ou en Syrie », où l'EI a saisi des pans entiers de territoire, a souligné M. Carter.

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