Journée meurtrière en Irak, au moins 32 morts

À Mouqdadiyah, au nord-est de Bagdad, 20 personnes... (PHOTO REUTERS)

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À Mouqdadiyah, au nord-est de Bagdad, 20 personnes ont été tuées dans des attaques dans un café où une bombe a explosé.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Jean Marc MOJON
Agence France-Presse
Bagdad

Des djihadistes de l'État islamique (EI) ont tué lundi 12 personnes dans une zone peuplée de Bagdad tandis que le groupe extrémiste menait un double attentat qui a fait 20 morts dans un café au nord de la capitale irakienne.

La première attaque a visé en fin d'après-midi un centre commercial à Badgdad Al-Jadida dans l'est de la capitale irakienne, faisant au moins 12 morts.

«Une voiture s'est arrêtée, des hommes armés sont descendus et ont commencé à tirer, tuant des gens. Il y a eu beaucoup de morts», a raconté Salman Hussein, un témoin sur place.

D'après un responsable du ministère de l'Intérieur, des hommes armés ont fait exploser une voiture piégée avant d'ouvrir le feu dans la rue et de s'engouffrer dans le centre commercial Zahrat Bagdad, un bâtiment de quatre ou cinq étages situé dans ce quartier commerçant à majorité chiite, sur la rive est de la capitale irakienne.

«Au moins un des assaillants portait une ceinture d'explosifs et s'est fait exploser à l'intérieur du centre commercial», a déclaré le responsable.

Plusieurs personnes ont été prises en otage et trois d'entre elles ont été exécutées lorsque les forces de sécurité ont tenté de neutraliser les assaillants, a indiqué un colonel de police, une version contredite par le chef du commandement des opérations de Bagdad, le général Abdel Amir al-Chammari qui a nié qu'il y ait eu une prise d'otages.

Selon la police, une force antiterroriste des services de renseignement a été déployée sur place pour sécuriser le secteur.

«Les forces de sécurité ont désormais le contrôle total, les assaillants ont été tués et les otages libérés», a déclaré le responsable de la police.

Dans un communiqué publié sur internet, l'EI a affirmé que quatre de ses membres avaient ciblé des chiites. Le groupe extrémiste sunnite a indiqué avoir tué ou blessé 90 personnes.

À Mouqdadiyah, au nord-est de Bagdad, 20 personnes ont été tuées dans des attaques dans un café où une bombe a explosé, suivie par un attentat suicide à la voiture piégée lorsque les clients se sont rassemblés sur le lieu de l'attentat, selon un capitaine de police et un colonel de l'armée.

Cet attentat a aussi été revendiqué par l'EI qui a identifié le kamikaze comme Abou Abdallah, un Irakien.

A la suite de cette attaque, des chiites ont mis le feu dans des maisons appartenant à des sunnites et dans une mosquée.

Selon un officier irakien, la province de Diyala, dont fait partie Mouqdadiyah a été «libérée» de l'EI depuis janvier 2015 mais cela n'a pas mis fin aux attaques menées par les djihadistes.

L'EI revendique régulièrement des attentats, à Bagdad notamment, contre des civils chiites, une communauté - majoritaire en Irak - qu'il considère comme hérétique.

Les services de renseignement irakiens ont indiqué en décembre détenir 40 membres de l'EI après une série d'arrestations dans les environs de la capitale.

L'organisation extrémiste contrôle de larges pans du territoire irakien, à l'ouest et au nord de Bagdad, depuis sa fulgurante offensive lancée en 2014.

Une coalition internationale antidjihadistes, dirigée par les États-Unis mènent depuis plusieurs mois des raids aériens contre l'EI en Irak et en Syrie.

Lundi, cette coalition a annoncé avoir bombardé une réserve d'argent liquide de l'organisation djihadiste à Mossoul dans le nord de l'Irak contenant l'équivalent de «millions de dollars».

Pour sa part, la Russie a lancé le 30 septembre des frappes aériennes en Syrie mais les pays occidentaux l'accusent de vouloir davantage soutenir le président syrien Bachar Al-Assad en s'attaquant aux rebelles plus qu'aux djihadistes de l'EI.

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