Des centaines d'Américains se seraient battus dans les rangs de l'EI

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

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Agence France-Presse
Washington

Des centaines d'Américains ont rejoint les rangs du groupe État islamique en Syrie ou en Irak, et 50 sont revenus aux États-Unis, dont la sécurité est plus menacée qu'après le 11-Septembre 2001, se sont alarmés dimanche des élus républicains.

Deux semaines après les attentats de Paris et de Saint-Denis le 13 novembre (130 morts, 350 blessés), les parlementaires américains chargés de la Sécurité et du Renseignement s'inquiètent d'une éventuelle attaque aux États-Unis qui serait perpétrée par des djihadistes de l'EI.

Les États-Unis ont «des centaines» de leurs ressortissants «qui se rendent là-bas et 50 sont revenus aux États-Unis», a déploré sur CNN Michael McCaul, président républicain de la commission de la Sécurité intérieure.

Jusqu'ici, le gouvernement américain estimait qu'une «centaine» de ses ressortissants s'étaient battus dans les rangs de l'EI ou d'autres groupes djihadistes.

«Je pense que le problème de l'Europe est bien plus important que celui des États-Unis, mais nous avons quand même procédé aux arrestations de plus de 70 membres de l'EI l'année dernière», a commenté M. McCaul, pour qui les attentats parisiens sont «l'oeuvre classique du combattant (djihadiste) étranger».

Un rapport rendu public la semaine dernière par la commission de M. McCaul reprochait aux autorités européennes de ne pas systématiquement transmettre aux États-Unis leurs renseignements sur les combattants extrémistes.

«Au cours des 12 derniers mois, il y a eu plus de signes de menaces à la fois chez nous et au Moyen-Orient que nous n'en avons eus depuis le 11-Septembre. Donc le risque reste élevé», a estimé pour sa part le républicain Richard Burr, président de la commission du Renseignement du Sénat.

Il a toutefois reconnu qu'il n'y avait pas de menace «crédible, précise» visant l'Amérique.

Depuis les attentats du 13 novembre, l'opposition républicaine au président Barack Obama fustige l'insuffisance supposée de la stratégie américaine contre les djihadistes ultra-radicaux de l'EI, appelant à un durcissement du combat contre ces derniers et à un tournant plus sécuritaire.

Les djihadistes qui contrôlent de larges pans de territoires à cheval sur l'Irak et la Syrie ont désormais «une portée à travers l'Europe et l'Amérique du Nord», selon M. Burr.

«La réalité est que l'EI peut être contenu géographiquement en Syrie et en Irak, mais leurs efforts de par le monde pour projeter le terrorisme et commettre (des attaques) terroristes sont plus efficaces aujourd'hui qu'ils ne l'ont jamais été», ajoute-t-il, regrettant «l'absence de stratégie» américaine.

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