Au moins 36 morts dans des bombardements russo-syriens dans l'est de la Syrie

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La Russie mène des frappes aériennes contre les groupes opposés au régime de Bachar al-Assad, dont l'EI.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
BEYROUTH

Près d'une quarantaine de personnes ont péri vendredi lors des raids les plus violents menés conjointement par les aviations russe et syrienne contre la province de Deir Ezzor (est), contrôlée par le groupe djihadiste État Islamique (EI), selon une ONG.

«Au moins 36 personnes, dont 10 enfants, ont été tuées et des dizaines d'autres ont été blessées lors de plus de 70 raids effectués par des appareils russes et syriens contre plusieurs localités de Deir Ezzor. C'est le plus violent bombardement de cette région depuis le début de la révolte en 2011», a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les raids ont visé plusieurs quartiers de la ville de Deir Ezzor, des villes de la province éponyme comme Mayadine et Boukamal, des localités plus petites et trois champs pétroliers, a précisé l'OSDH.

La province est tenue par l'EI qui contrôle aussi la majorité de la capitale provinciale, à l'exception de l'aéroport militaire et de quelques quartiers aux alentours aux mains du régime.

La coalition internationale anti-EI menée par les États-Unis avait fait état cette semaine de la destruction dans ses raids aériens de 116 camions-citernes utilisés par l'EI pour le transport du carburant.

Elle a récemment annoncé qu'elle allait davantage frapper au portefeuille l'EI, qui contrôle la majorité des champs pétroliers de Syrie, notamment dans la province de Deir Ezzor.

La contrebande de pétrole lui rapporterait 1,5 million de dollars par jour lorsque le prix moyen s'établit à 45 dollars le baril, selon une enquête publiée en octobre par le Financial Times.

Outre la coalition internationale, impliquée en Syrie depuis plus d'un an, la Russie intervient elle aussi depuis fin septembre dans le pays en guerre, où elle mène des frappes aériennes contre les groupes opposés au régime de Bachar al-Assad, dont l'EI.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a annoncé vendredi que la marine russe en mer Caspienne avait lancé des «missiles de croisière sur Deir Ezzor tuant plus de 600 militants islamistes», sans précision de date, selon des images de la télévision russe.

Le président russe Vladimir Poutine a promis cette semaine de traquer et «punir» les responsables de l'explosion, le mois dernier, d'un avion de ligne russe qui avait provoqué la mort des 224 passagers dans le Sinaï égyptien. Une attaque qui a été revendiquée par l'EI.

À la télévision russe, des images ont montré un homme en train d'inscrire au feutre «Pour notre peuple» et «Pour Paris!» sur des bombes, quelques minutes avant le décollage d'un avion de chasse d'une base militaire syrienne.

Le Conseil de Sécurité de l'ONU a soutenu vendredi une résolution française appelant les États membres à «prendre toutes les mesures nécessaires pour combattre l'organisation État Islamique, en conformité avec le droit international (...) sur le territoire contrôlé par l'EI (...) en Syrie et en Irak».

L'armée américaine a reconnu vendredi qu'un bombardement américain en Irak le 13 mars visant un point de contrôle de l'EI avait «probablement provoqué la mort» de quatre civils dont un enfant.

La coalition contre l'EI a mené plus de 8200 frappes en Irak et en Syrie depuis le début de sa campagne de bombardement contre les djihadistes en août 2014, dont plus de 80 % menées par les Américains.

La coalition est accusée de minimiser le nombre de victimes civiles que font ses bombardements.

Selon l'ONG Airwars, basée à Londres, les pertes civiles liées à ces bombardements pourraient se chiffrer en centaines depuis le début de la campagne.

L'OSDH, qui dispose d'un vaste réseau de sources dans la Syrie en guerre, estime de son côté que 226 civils ont été tués par les frappes de la coalition entre septembre 2014 et fin octobre 2015, dans la seule Syrie.

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