Hillary Clinton veut une coalition mondiale contre l'EI

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Hillary Clinton s'exprimait devant le centre de réflexion Council on Foreign Relations.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
NEW YORK

La candidate démocrate à la présidence américaine Hillary Clinton a insisté jeudi sur la nécessité d'une coalition internationale, dirigée par les États-Unis, pour lutter contre le groupe djihadiste État islamique (EI) et empêcher la circulation de ses combattants, après les attentats de Paris.

«Le monde entier doit participer à ce combat, mais nous devons le diriger», a-t-elle déclaré dans un discours à New York, appelant également les alliés européens et arabes des États-Unis à en faire plus.

Mme Clinton, qui s'exprimait devant le centre de réflexion Council on Foreign Relations, a demandé une intensification des frappes aériennes sur des cibles de l'EI en Syrie et en Irak, par une coalition plus efficace et plus large, un gros effort en matière de renseignement, et l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne, pour que le régime syrien cesse de bombarder les civils.

Mme Clinton n'a cependant pas appelé au déploiement important de troupes américaines au sol, préférant demander un soutien accru pour les troupes locales ou de la région.

Elle a ajouté que les États-Unis devaient travailler avec la Russie pour imposer une zone d'exclusion aérienne.

«Il faut que la Turquie arrête de bombarder les combattants kurdes en Syrie qui combattent l'EI, et devienne un partenaire à part entière», a-t-elle également déclaré, demandant également à Ankara de fermer sa frontière poreuse avec la Syrie.

«Le monde entier doit participer à ce combat, mais nous devons le diriger.»

Hilarry Clinton

L'Arabie saoudite, le Qatar et d'autres pays doivent arrêter les citoyens qui financent directement les organisations extrémistes, a également suggéré Mme Clinton, pour laquelle le Conseil de sécurité de l'ONU doit aussi actualiser sa liste de sanctions contre les «terroristes».

«Les États-Unis doivent travailler avec l'Europe pour améliorer immédiatement et radicalement le partage et la coordination en matière de renseignement», a poursuivi la candidate à la présidence, ancienne secrétaire d'État du président Obama.

«Les pays européens ne s'alertent parfois pas entre eux quand ils refoulent un présumé djihadiste, ou quand un passeport est volé», a-t-elle souligné. «Trop souvent, les liens n'ont pas été faits. Je sais à quel point c'est dur, mais cela doit changer».

Évoquant également le problème des communications cryptées utilisées par les terroristes, elle a demandé à la Silicon Valley «de ne pas voir le gouvernement comme un adversaire» et de «développer des solutions qui assureront notre sécurité et protègeront notre vie privée».

Elle a aussi insisté sur le fait que les musulmans ordinaires ne pouvaient pas être considérés comme une menace.

«Nous sommes dans une lutte d'idées, contre une idéologie de haine, et nous devons gagner. Mais soyons clairs, l'islam n'est pas notre adversaire», a déclaré Mme Clinton.

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