Des troupes américaines iront en Syrie

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Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, avait affirmé plus tôt cette semaine que son pays pourrait mener des actions au sol contre l'EI en Syrie et en Irak.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

La Maison-Blanche a assuré vendredi que la stratégie américaine en Syrie n'avait «pas changé» en dépit de l'envoi pour la première fois d'un contingent de forces spéciales sur le terrain.

«Notre stratégie en Syrie n'a pas changé», a affirmé Josh Earnest, porte-parole de Barack Obama, martelant que les militaires qui seront envoyés sur place - «moins de 50» - n'auront pas de «mission de combat».

«Le coeur de notre stratégie militaire en Syrie est de renforcer les capacités des forces locales pour affronter le groupe État islamique sur le terrain, dans leur pays», a-t-il ajouté.

Interrogé à plusieurs reprises sur une possible augmentation de ce nombre à l'avenir, M. Earnest n'a pas exclu une telle éventualité.

«Je ne veux pas prédire l'avenir», a-t-il déclaré.

«Il est indéniable que (ces militaires) prendront de réels risques», a-t-il poursuivi, soulignant qu'ils seraient «équipés pour se défendre».

Combien de temps resteront-ils sur place? Le porte-parole de M. Obama est resté très évasif.

«Je ne décrirais pas (cette mission) comme permanente», a-t-il dit, ajoutant qu'il n'était pas en mesure de donner «une date» à laquelle ces militaires américains pourraient rentrer aux États-Unis.

Les États-Unis vont déployer en Syrie un petit contingent d'une cinquantaine de membres des forces spéciales pour participer pour la première fois sur le terrain à l'effort de guerre contre le groupe armé État islamique (EI), a indiqué vendredi à l'AFP un responsable américain.

Il s'agit d'une décision sans précédent du président Barack Obama qui va envoyer des militaires américains au sol en Syrie - dans un rôle de conseillers -, le chef de l'exécutif américain s'étant jusqu'ici refusé à le faire officiellement et préférant le recours aux bombardements aériens.

«Le président a autorisé le déploiement d'un petit effectif de forces d'opérations spéciales américaines dans le nord de la Syrie», a confié un cadre de l'administration américaine.

Ces soldats d'élite déployés au sol en Syrie «aideront à coordonner les troupes locales sur le terrain et les efforts de la coalition pour contrecarrer l'EI», a expliqué ce responsable, sans être plus précis.

Les quelque 50 soldats d'élite seront donc cantonnés officiellement à un rôle d'assistance et de conseil aux groupes armés rebelles syriens dits modérés, et ne seront donc pas directement impliqués dans des opérations de combat.

Les militaires américains seraient déployés près de la frontière turque et devraient notamment apporter un soutien logistique aux combattants kurdes des YPG, les unités de protection du peuple, branche armée du Parti de l'union démocratique.

Par ailleurs, un autre responsable de l'administration Obama a confirmé que l'armée américaine allait déployer des avions d'attaque au sol A-10 et des chasseurs F-15 sur une base aérienne turque, également dans le cadre de la lutte de la coalition internationale contre le groupe djihadiste EI.

Les États-Unis pilotent depuis plus d'un an cette coalition de plus de 60 pays qui bombarde des positions de l'EI et autres groupes djihadistes en Syrie et aussi en Irak voisin.

Parallèlement, la Russie mène depuis un mois des frappes aériennes en Syrie, officiellement pour lutter contre le «terrorisme», mais Moscou est accusé de ne pas cibler l'EI et de vouloir en fait renforcer le régime de son allié syrien qui se bat contre la rébellion dite modérée.

Les États-Unis et la Russie mènent en cette fin de semaine des réunions diplomatiques internationales à Vienne pour tenter de trouver une porte de sortie politique au conflit, qui a fait plus de 250 000 morts depuis son déclenchement en mars 2011.

Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, avait affirmé plus tôt cette semaine que son pays pourrait mener des actions au sol contre l'EI en Syrie et en Irak. 

Certains spécialistes avaient alors soutenu que l'armée américaine accroîtrait la présence de ses forces spéciales assistant les combattants kurdes et des milices alliées.

-Avec lapresse.ca

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