Syrie: Kerry «convaincu» que des pays de la région enverront des soldats au sol

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Des soldats jordaniens en poste dans la ville de Mafraq, près de la frontière avec la Syrie.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse

Le secrétaire d'État américain John Kerry s'est dit mercredi «convaincu» que des pays du Moyen-Orient enverront à l'avenir des soldats au sol en Syrie contre le groupe État islamique, l'hypothèse devant être discutée à l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre.

«Vous avez raison: il faudra qu'il y ait des gens au sol. Je suis convaincu qu'il y en aura au moment adéquat», a répondu le patron de la diplomatie américaine interrogé sur CNN sur l'envoi éventuel, sur le terrain en Syrie, de soldats de pays voisins, voire des États-Unis.

«Non (...) le président (Barack Obama) a dit de manière très claire que des troupes américaines ne font pas partie de l'équation. Et je ne crois pas qu'il ait le moindre projet de changer cela», a contesté John Kerry.

«Mais je sais que d'autres en parlent. Il y a des gens dans la région qui sont capables de faire cela», tout comme «les opposants syriens au régime en sont aussi capables», a ajouté le secrétaire d'État.

L'organisation sunnite armée EI, que les États-Unis combattent depuis un an au moyen de frappes aériennes en Syrie et en Irak, «est un groupe très dangereux et nous devons augmenter la pression sur eux», a-t-il encore reconnu. «Nous discutons de moyens très précis de faire cela avec d'autres pays dans la région», a insisté le ministre américain, soulignant que ce sera «un sujet de discussion» au cours de l'Assemblée générale des Nations unies à New York à la fin du mois.

La guerre en Syrie fait l'objet depuis des semaines d'une intense activité diplomatique pour tenter de trouver une solution politique après plus de quatre ans de conflit.

Les États-Unis, la Russie et l'Arabie saoudite multiplient ainsi les consultations et John Kerry a accueilli mercredi après-midi son homologue saoudien Adel al-Jubeir, à la veille de la première visite du roi Salmane à Washington, qui doit être reçu vendredi à la Maison Blanche.

Et, pour la première fois en deux ans, les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU, dont Moscou, ont soutenu unanimement le 17 août une initiative visant à favoriser une sortie de crise politique.

Téhéran a aussi bien accueilli ce plan de paix.

La Russie apporte avec l'Iran un soutien diplomatique et militaire au régime de Damas, tandis que les États-Unis et l'Arabie saoudite appuient l'opposition syrienne modérée et combattent au sein d'une coalition militaire le groupe EI.

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