Égypte: peine de mort pour 12 djihadistes affiliés à l'EI

Un tribunal égyptien a condamné à mort jeudi 12 personnes accusées de s'être... (Photo Alaa Al-Marjani, STRINGER REUTERS)

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
LE CAIRE

Un tribunal égyptien a condamné à mort jeudi 12 personnes accusées de s'être ralliées au groupe ddjihadiste État Islamique (EI) et d'avoir planifié des attaques contre la police et l'armée, a indiqué un responsable judiciaire.

Depuis que l'armée a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en 2013, des groupes djihadistes ont multiplié les attentats visant les forces de sécurité, disant agir en représailles à la sanglante répression lancée contre les partisans de M. Morsi et qui a fait plus de 1400 morts.

Conformément à la loi égyptienne, les peines de mort prononcées jeudi doivent encore recueillir l'avis, non contraignant, du Mufti d'Égypte avant d'être confirmées ou commuées le 12 septembre par ce tribunal de la province de Charkiya (nord), a précisé un responsable du tribunal.

Six des condamnés sont derrière les barreaux et six autres ont été jugés par contumace, selon le responsable.

Ils ont été reconnus coupables d'avoir rallié l'EI, d'avoir formé une «cellule terroriste» en Égypte et d'avoir planifié des attentats contre la police et l'armée, d'après la même source.

Dans un procès séparé, deux cousins ont été condamnés à trois ans de prison, toujours dans la province de Charkiya, pour avoir utilisé Facebook pour promouvoir l'idéologie de l'EI, selon le responsable.

Des centaines de policiers et de soldats ont été tués dans les attaques djihadistes de ces derniers mois, en particulier dans le nord de la péninsule du Sinaï, bastion de la branche égyptienne de l'EI.

Dans le même temps, les autorités ont été accusées d'instrumentaliser le pouvoir judiciaire dans leur répression de l'opposition islamiste: des dizaines de milliers de partisans de l'ex-président Morsi ont ainsi été arrêtés, des centaines condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs dénoncés par l'ONU.

L'EI suspend trois hommes les bras en croix

Le groupe extrémiste sunnite État islamique (EI) a suspendu jeudi les bras en croix trois hommes pour «harcèlement» contre des femmes, dans la ville syrienne de Mayadine (est), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

«L'EI a suspendu les bras en croix trois citoyens à l'intérieur d'une cage métallique sur la place Jourdaq, dans la ville de Mayadine», non loin du chef-lieu de la province orientale de Deir Ezzor, a indiqué l'ONG.

Une pancarte a été accrochée au cou des trois hommes avec l'inscription: «70 coups de fouet, 10 jours de prison, humiliation dans la cage une journée entière pour harcèlement à l'encontre des femmes musulmanes», selon la même source.

C'est la première fois que l'EI porte de telles accusations et châtie pour les punir.

Le groupe extrémiste avait toutefois déjà utilisé ce châtiment dans les régions qu'il contrôle notamment pendant le ramadan pour «non-respect» du jeûne, selon l'OSDH.

Accusé de crimes contre l'Humanité par l'ONU, l'EI a procédé à de nombreuses décapitations d'hommes, à des exécutions massives et des lapidations de femmes soupçonnées d'adultère.

Depuis la proclamation il y a un an de son «califat» sur les portions de territoires syriens et irakiens qu'il contrôle, le groupe djihadiste a exécuté plus de 3000 personnes en Syrie, dont au moins 1800 civils parmi lesquels 74 enfants, selon l'OSDH.

Plus de 240 000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit en Syrie en mars 2011. Commencé par des manifestations pacifiques durement réprimées par le régime, le conflit est devenu de plus en plus complexe avec la multiplication des fronts où sont impliqués le régime du président Bachar al-Assad, les forces rebelles, les kurdes et différents groupes djihadistes.

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