Syrie: l'EI accusé d'avoir utilisé des armes chimiques contre les kurdes

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Sur cette photo d'août 2014, des habitants fuient leurs villages dans la province d'Hassaké à la suite d'une prise de contrôle de la part de l'État islamique.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse

Le groupe État islamique a utilisé des missiles contenant du gaz toxique dans des attaques contre les combattants kurdes syriens, le mois dernier, ont affirmé les forces kurdes et une ONG syrienne.

Les Unités de protection du peuple kurde (YPG) et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) ont rapporté tous les deux ces attaques chimiques ayant visé selon eux la province de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie.

D'après les YPG, les attaques se sont produites le 28 juin et elles ont pris pour cible le quartier de Salhiya, à Hassaké, ainsi que d'autres positions tenues par les Kurdes au sud de la ville de Tall Brak.

Dans un communiqué, les YPG affirment disposer de preuves que «les projectiles dégagent à l'impact un gaz jaune avec une forte odeur d'oignon pourri».

Autour du point d'impact, le sol porte des taches d'un liquide vert qui devient jaune une fois exposé au soleil.

«Nos troupes exposées à ces attaques ont eu des brûlures à la gorge, aux yeux et au nez, accompagnées de maux de tête, des douleurs musculaires, une perte de concentration, des problèmes de mobilité et des vomissements», ont indiqué les YPG, sans déplorer de mort.

Les YPG, principale force kurde syrienne, ont affirmé avoir en outre saisi récemment des masques à gaz appartenant aux djihadistes de l'EI, ce qui «confirme leur projet de préparer et de lancer une attaque chimique dans ce secteur du front».

L'OSDH, l'une des principales sources d'informations sur le conflit syrien grâce à un réseau de sources civiles, médicales et militaires à travers le pays, a rapporté aussi deux attaques chimiques.

Citant des sources médicales, l'OSDH a rapporté le cas d'au moins 12 combattants kurdes syriens présentant des symptômes d'attaque chimique à Tall Brak.

Ni les YPG, ni l'OSDH n'étaient en mesure de préciser le type exact d'armes chimiques utilisées. Les combattants kurdes indiquent avoir lancé une enquête de concert avec l'ONG Conflict Armament Research et des experts du groupe Sahan Research.

En mars, le gouvernement de la région autonome du Kurdistan irakien avait affirmé avoir les preuves d'une utilisation du gaz chloré comme arme chimique par l'EI contre ses forces.

Le chlore, qui fut utilisé lors de la Première Guerre mondiale, est un gaz suffocant, interdit dans les conflits armés par la Convention sur les armes chimiques de 1997.

Également en mars dernier, le régime de Bachar al-Assad avait été accusé par l'ONG Human Rights Watch d'avoir largué des barils remplis de gaz de chlore sur des civils dans des secteurs rebelles, ce qu'a démenti Damas.

Après une attaque en août 2013 au gaz sarin près de Damas, dénoncée par une grande partie de la communauté internationale, le régime syrien a accepté de démanteler son arsenal chimique.

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