L'EI met à profit les applications cryptées, avertit le FBI

Le directeur du FBI, James Comey.... (PHOTO AP)

Agrandir

Le directeur du FBI, James Comey.

PHOTO AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Washington

Le groupe État islamique utilise des applications internet cryptées pour recruter sur le sol américain, a averti lundi le directeur du FBI, James Comey, en demandant un débat public sur les systèmes de cryptage inviolables.

Le FBI est le fer de lance d'une campagne aux États-Unis contre les systèmes de cryptage inviolables que les géants d'internet comme Google, Apple ou Yahoo commencent à proposer aux consommateurs.

Les recruteurs du groupe État islamique en Syrie utilisent «de plus en plus des applications de messagerie cryptées» pour recruter depuis la Syrie des «dizaines d'Américains perturbés» et les mener au meurtre, selon le directeur du FBI.

Ces communications «ne peuvent être interceptées», même s'il y a mandat judiciaire, écrit M. Comey dans une tribune publiée sur le site internet Lawfareblog.com, spécialisé sur la sécurité nationale.

Le même problème se retrouve dans des enquêtes criminelles, a ajouté M. Comey.

«Il n'y a aucun doute que les gens mal intentionnés peuvent communiquer avec impunité dans un monde de cryptage fort et universel», estime-t-il.

Le FBI demande que tout système de cryptage comporte une «porte dérobée», donnant un accès aux données à la police en cas d'enquête judiciaire.

Mais les entreprise de haute technologie s'y refusent catégoriquement.

«Nous ne savons pas comment mettre une "porte dérobée" accessible uniquement aux gentils», expliquait récemment Eric Schmidt, le patron de Google.

«Des personnes mal intentionnées pourraient trouver une voie d'accès», soulignait M. Schmidt.

«Nous nous montrerons intraitables dans cette bataille et je pense que nous la remporterons, au moins aux États-Unis».

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer