Barils d'explosifs en Syrie: plus de 80 groupes exhortent l'ONU à agir

Il y a plus d'un an, le Conseil... (Photo The website of Islamic State militants, AP)

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Il y a plus d'un an, le Conseil de sécurité avait demandé la fin de l'utilisation de bombes-barils, mais n'a pas fait de suivi.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Cara Anna
Associated Press

Plus de 80 groupes d'aide internationale ou de défense des droits de l'homme pressent le Conseil de sécurité de l'ONU à entreprendre immédiatement des actions contre l'utilisation de barils d'explosifs en Syrie.

La lettre a été envoyée jeudi, une semaine après que plus de 70 pays ont exprimé leur indignation et demandé au conseil d'empêcher les forces aériennes de la Syrie d'utiliser ces explosifs, interdits par le droit humanitaire international.

Le conseil se rencontrera de façon informelle, vendredi, pour discuter de la manière avec laquelle la communauté internationale devrait agir à l'égard de la Syrie, dont la guerre civile de cinq ans a fait plus de 200 000 morts.

Il y a plus d'un an, le Conseil de sécurité avait demandé la fin de l'utilisation de bombes-barils, mais n'a pas fait de suivi. La lettre de jeudi qualifie les sorties ponctuelles de l'ONU sur le sujet de «terriblement inadéquates».

Mais le pouvoir d'action du Conseil de sécurité est limité, avec la Russie, un membre du conseil, qui a utilisé son droit de veto à plusieurs reprises pour bloquer les actions contre la Syrie, un allié de Moscou.

Plus de 11 000 barils d'explosifs ont été lâchés sur la Syrie depuis octobre, d'après l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme. Au cours du dernier mois, l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie et une commission d'enquête indépendante de l'ONU sur la Syrie ont dénoncé l'usage de ces barils.

La nouvelle lettre, signée notamment par Amnistie internationale et Human Rights Watch, ne blâme aucune partie prenant part à la guerre, contrairement à celle signée par les 70 pays. Elle demande au conseil de retracer et d'exposer publiquement «par tous les moyens les attaques sans discernement» en Syrie et d'établir des conséquences claires pour les contrevenants.

Un communiqué distinct d'Amnistie internationale va plus loin encore, en demandant au Conseil de sécurité d'imposer au gouvernement syrien un embargo sur les armes et des sanctions à quiconque est trouvé responsable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

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