Al-Qaïda en Syrie juge le califat de l'EI «illégitime»

Des partisans du Front al-Nosra lors d'une manifestation... (Photo Fadi al-Halabi, archives AFP)

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Des partisans du Front al-Nosra lors d'une manifestation contre le président syrien Bachar al-Assad.

Photo Fadi al-Halabi, archives AFP

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
BEYROUTH

Le chef du Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, a assuré mercredi soir que le califat que veut instaurer son rival, le groupe État islamique (EI), était «illégitime».

Dans la seconde partie d'un entretien diffusé par la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera, Abou Mohamed al-Jolani a longuement critiqué l'EI et assuré qu'une réconciliation entre les deux formations jihadistes n'était pas d'actualité.

«Ils ont annoncé un califat, mais les érudits rejettent cela comme étant illégitime. Cela ne se fonde pas sur la loi islamique», a-t-il ajouté, le visage masqué par une écharpe noire, comme pour la première partie de son entretien, diffusée mercredi dernier.

La rivalité entre les deux mouvements s'est aggravée après que l'EI eut annoncé en juin 2014 sa volonté d'instaurer un califat s'étendant sur la Syrie et l'Irak.

«Il n'y a pas de signe d'une solution entre nous pour le moment», a-t-il assuré, en estimant que la rivalité avec l'EI avait permis au régime du président syrien Bachar al-Assad «de prospérer».

Les combattants de l'EI «ne se sont pas conformés aux ordres que nous avions (...), entre autres de ne pas provoquer d'explosions sur les marchés ou de ne pas tuer de gens dans les mosquées», a-t-il dit. Il a également accusé l'État islamique de «ne pas combattre sérieusement le régime» du président Assad.

Le Front Al-Nosra a enregistré récemment plusieurs victoires notables sur les forces gouvernementales dans la province d'Idlib (nord-ouest). Son chef a assuré que 30% de ses membres étaient des étrangers, parmi lesquels «un petit nombre d'Américains».

Dans la première partie de cet entretien Abou Mohamed al-Jolani avait assuré que sa mission était de faire chuter le régime de Damas et qu'il n'était pas prévu de lancer des attaques contre l'Occident depuis la Syrie.

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