Irak: un raid rase une «usine» de voitures piégées de l'EI

Un milicien irakien pro-gouvernemnet célèbre la victoire d'une... (Photo: AFP)

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Un milicien irakien pro-gouvernemnet célèbre la victoire d'une bataille dans le village de Sayed Ghareeb, dans le nord de Bagdad.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

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Marwan IBRAHIM
Agence France-Presse
Kirkouk

Une frappe a détruit mercredi en Irak l'un des plus importants sites de fabrication de voitures piégées du groupe État islamique (EI), une arme dévastatrice de plus en plus utilisée par l'organisation jihadiste dans son offensive en territoire irakien.

Des responsables irakiens ont affirmé que le raid avait tué un nombre indéterminé de jihadistes, mais aussi de civils.

Ils ont ajouté que la frappe avait été menée par la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, qui a défendu sa campagne aérienne contre l'EI malgré les avancées jihadistes en Irak et en Syrie voisine ces dernières semaines.

Un rapport quotidien de la coalition a fait état d'une frappe «près de Hawija contre un site VBIED (engin explosif improvisé placé dans des véhicules)», mais sans que l'on soit certain qu'il s'agisse du même site.

Cette installation, à l'entrée de la ville de Hawija, à 225 km au nord de Bagdad, servait au groupe ultraradical sunnite à piéger des véhicules, dont des Humvee blindés, selon les responsables irakiens. «C'était la plus grande» de l'EI, a affirmé un colonel.

L'explosion causée par le raid était tellement puissante qu'elle a été entendue jusqu'à Kirkouk, 55 km plus au nord. Sur des photos que l'AFP a pu consulter et qui auraient été prises sur place, on peut voir une vaste zone recouverte de débris, dont des pièces de véhicules.

L'EI a de plus en plus recours à ces «camions bombes», bourrés de tonnes d'explosifs, dans ses offensives en Irak qui lui ont notamment permis de prendre Ramadi, capitale de la province occidentale d'Al-Anbar, le 17 mai.

Au fur et à mesure qu'il avance dans des régions irakiennes, l'EI s'est emparé de véhicules blindés, de transports de troupes et de chars abandonnés par les forces irakiennes dans leur retraite, qu'il piège ensuite pour commettre des attentats.

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