La lutte anti-EI nécessiterait «une génération ou plus»

Le général John Allen.... (Archives AP)

Agrandir

Le général John Allen.

Archives AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Sur le même thème

Agence France-Presse
DOHA

Le groupe État islamique (EI) représente une «menace mondiale» et il faudra «une génération ou plus» pour en venir à bout, a dit mercredi le coordinateur américain de la coalition qui lutte contre cette organisation djihadiste en Irak et en Syrie.

Le général John Allen, qui s'exprimait lors d'un forum à Doha, a prévenu que le combat contre l'EI nécessiterait «une longue campagne», et que si le groupe ultraradical sunnite n'était pas vaincu, il pourrait «mettre en péril les progrès de l'humanité».«Vaincre l'idéologie de Daech (un acronyme de l'EI en arabe) pourrait prendre une génération ou plus», a-t-il dit. «A une époque où nous sommes plus en interconnexion que jamais, Daech est une menace mondiale».

Le général Allen est le coordinateur de la coalition internationale dirigée par les États-Unis qui mène depuis août 2014 des frappes aériennes contre les djihadistes en Irak et depuis septembre de la même année contre leurs positions en Syrie.

Ces frappes n'ont néanmoins pas réussi à stopper les avancées de l'EI, poussant la coalition à revoir sa stratégie qui, outre les frappes, comprend l'entraînement des forces irakiennes et de rebelles modérés syriens.

Le groupe extrémiste sunnite est de plus responsable d'atrocités dans les régions qu'il contrôle -rapts, exécutions, décapitations, viols, nettoyage ethnique...

«En tant qu'homme qui a passé près de quatre décennies comme Marine, j'ai vu de près la réalité de l'inhumanité», a dit le général. «Mais je n'ai jamais auparavant été témoin dans cette région du genre de dépravation et de brutalité que l'EI représente, et même, encense».

A l'occasion d'une réunion la veille à Paris des membres de la coalition, celle-ci a vu l'Irak qualifier sa stratégie d'«échec».

La réunion intervenait notamment après la conquête le 17 mai par l'EI de Ramadi, la capitale de la plus grande province d'Irak, Al-Anbar. Cet important revers a remis en cause l'efficacité des frappes.

M. Allen a par ailleurs évoqué les milices chiites qui aident les forces irakiennes contre l'EI à Al-Anbar, province à majorité sunnite, mettant en garde contre les tensions confessionnelles.

«Si vous libérez une population avec une force qui est composée pour beaucoup, voire en majorité, de chiites, et que cette force finit, pour une raison ou pour une autre, par prendre le dessus sur la population un moment, vous pouvez vous attendre à des tensions», a-t-il déclaré.

Le général Allen a cependant défendu les succès de la coalition, affirmant que l'EI avait été vaincu dans de nombreux endroits en Irak et qu'il avait «perdu plus de 25%» des territoires conquis à partir de juin 2014.

Autre victoire selon lui, la capacité de la coalition à gêner l'accès de l'EI à des sources de financement. «Nous partageons des informations pour bloquer leurs avoirs dans le système financier international».

Il a souligné que la coalition avait obtenu de précieux renseignements sur les structures de financement de l'organisation, tout en admettant que «Daech conserve toujours des ressources financières». Et de citer l'extorsion de fonds, le pillage, les enlèvements contre rançons et le trafic d'êtres humains.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer