L'ONU déterminé à sauver les sites culturels irakiens

La cité antique de Palmyre en Syrie a... (PHOTO WELAYAT HOMS, AFP)

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La cité antique de Palmyre en Syrie a été conquise il y a une semaine par le groupe État islamique.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
NATIONS UNIES

L'assemblée générale des Nations unies a estimé que la destruction par les djihadistes des sites culturels irakiens pouvait être qualifiée de crimes de guerre, et a décidé de se mobiliser pour éviter le commerce d'oeuvres volées.

L'instance collégiale a adopté jeudi une résolution concernant le sauvetage des biens culturels de l'Irak dans un contexte de vives inquiétudes concernant l'avenir de la cité antique de Palmyre en Syrie, conquise il y a une semaine par le groupe État islamique.

Cette cité antique est inscrite par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'Humanité, et la communauté internationale craint qu'elle ne subisse le même sort que plusieurs autres trésors de l'Antiquité préislamique qui ont été pillés et détruits par l'EI à Mossoul, Nimroud et Hatra en Irak.

La résolution non contraignante, rédigée par l'Allemagne et l'Irak, condamne la destruction «barbare» et le pillage des sites faisant partie de l'héritage de l'humanité et appelle au lancement de poursuites judiciaires contre les auteurs de ce vandalisme culturel.

Le texte presse les États de s'assurer que les collectionneurs d'art, les maisons d'enchères, les marchands d'art et les responsables de musées disposent des documents ad hoc pour vérifier la provenance des antiquités.

«La destruction de l'héritage culturel irakien, le berceau de la civilisation, n'est pas moins barbare et grave que tuer des Irakiens», a relevé l'ambassadeur de l'Irak Mohamed Ali Alhakim, devant l'assemblée générale de 193 pays.

La secrétaire d'État allemande, rattachée au ministère des Affaires étrangères, Maria Boehmer a estimé que la destruction de ces biens culturels constituait un «crime de guerre et une attaque contre l'humanité dans son ensemble».

«Tout le monde doit savoir qu'acheter un bien irakien est répréhensible, mais aussi que cela soutient et finance les activités terroristes», a-t-elle souligné.

Lors d'une conférence de presse à l'issue de l'adoption par l'assemblée générale, M. Alhakim a déploré le fait que le Conseil de sécurité de l'ONU ne se soit pas saisi de cette résolution, car une adoption par ce cercle restreint aurait rendu le texte contraignant et applicable.

En février, le conseil avait adopté une résolution prévoyant de couper le financement de l'EI par le trafic d'antiquités. Elle interdit le commerce d'antiquités de Syrie, tandis qu'une interdiction de dix ans perdure pour celles d'Irak.

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