Le chef de l'EI exhorte les musulmans à rejoindre le «califat»

Le «califat» a été proclamé en juin 2014... (Archives AP)

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Le «califat» a été proclamé en juin 2014 par l'EI sur les régions conquises à cheval entre l'Irak et la Syrie.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Bagdad

Le chef du groupe État islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi a exhorté les musulmans à «émigrer» dans le «califat» proclamé par son groupe, dans un enregistrement sonore diffusé jeudi sur les sites djihadistes, son premier depuis six mois.

Cet enregistrement a été diffusé alors que des informations de presse ont récemment indiqué que Baghdadi avait été grièvement blessé en Irak dans un raid de la coalition internationale menée par les États-Unis.

«Nous appelons chaque musulman dans n'importe quel endroit à émigrer dans l'État islamique ou combattre sur sa terre où qu'il soit», a dit le chef de l'EI dans cet enregistrement dont l'authenticité ne pouvait être confirmée dans l'immédiat.

La voix qui lit le texte pendant une trentaine de minutes semble néanmoins être la même que celle des précédents enregistrements audio d'Abou Bakr Al-Baghdadi, le dernier datant de novembre.

L'enregistrement semble récent, le chef djihadiste mentionnant l'intervention saoudienne au Yémen lancée le 26 mars pour stopper l'avancée des rebelles chiites.

Répétant des appels précédents, Baghdadi a indiqué qu'«émigrer» dans le califat, proclamé en juin 2014 sur les régions conquises par l'EI à cheval entre l'Irak et la Syrie, ou faire le djihad dans son pays était une «obligation».

«L'islam une religion de guerre»

«L'islam n'a jamais été la religion de la paix, l'islam est la religion de la guerre», a poursuivi le chef de l'EI.

«N'est-il pas venu pour vous le temps de savoir qu'il n'y a ni puissance, ni honneur, ni sécurité ni droit si ce n'est à l'ombre du califat?» a-t-il dit, s'adressant aux musulmans.

Baghdadi a par ailleurs critiqué les civils sunnites qui fuient les combats dans la province d'Al-Anbar, dans l'ouest de l'Irak, pour trouver refuge à Bagdad ou dans les territoires contrôlés par le gouvernement.

«Revenez sur vos terres, restez dans vos maisons et tournez-vous, après Allah, vers vos frères de l'État islamique» qui sera «un refuge sûr», a-t-il ajouté.

Il a salué les combattants de l'EI à Al-Anbar qui ont réussi à garder leurs positions malgré les frappes de la coalition internationale dirigée par les États-Unis et des opérations terrestres du gouvernement pour reprendre du terrain.

Baghdadi a appelé les djihadistes dans cette province à avancer en direction de Bagdad et de la ville sainte chiite de Kerbala, au sud de la capitale irakienne.

Libérer les prisonniers  

Le chef djihadiste s'en est pris par ailleurs aux dirigeants de l'Arabie saoudite, les accusant de mener une campagne aérienne contre les rebelles chiites au Yémen seulement pour faire plaisir à l'Occident.

«Ce n'est rien de moins qu'une tentative désespérée de détourner l'attention des musulmans de l'État islamique», selon lui.

Il a en outre averti que l'EI commettrait plus d'attaques contre les prisons en Irak.

«Nous n'épargnerons aucun effort ou ne manquerons aucune chance jusqu'à ce que nous libérions le dernier d'entre vous», a-t-il dit, s'adressant aux prisonniers.

Plus de 40 prisonniers, dont des combattants de l'EI, se sont échappés la semaine dernière d'une prison au nord de Bagdad, lors d'une attaque revendiquée par le groupe.

Le 21 avril, le quotidien britannique The Guardian avait affirmé que Baghdadi avait été «sérieusement blessé» le 18 mars dans l'ouest de l'Irak dans une frappe de la coalition contre l'EI menée par les États-Unis.

Le Pentagone avait indiqué peu après qu'il ne pensait pas que Baghdadi avait été blessé dans un raid de la coalition.

L'Irak a affirmé mercredi que plusieurs chefs de l'EI, dont l'un présenté comme son numéro 2, avaient été visés par une frappe aérienne de la coalition dans le nord-ouest du pays, mais là encore l'armée américaine a émis des doutes sur cette information.

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