La maîtrise des réseaux sociaux par l'EI inquiète les É.-U.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Washington

Le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Jeh Johnson, a estimé dimanche que la maîtrise des réseaux sociaux par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) accentuait les risques d'attentats sur le territoire américain.

«Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la menace terroriste globale, avec la possibilité que ce qu'on appelle un loup solitaire frappe à tout moment», a expliqué Jeh Johnson sur la chaîne ABC.

«Nous nous trouvons vraiment dans un nouvel environnement à cause de l'utilisation par l'EI des réseaux sociaux et d'Internet, qui leur permet d'atteindre les gens sur notre territoire», a-t-il dit.

«À cause d'internet, il est possible que nous n'ayons aucun avertissement ou peu d'avertissements avant qu'un acteur indépendant ne tente de frapper. C'est pourquoi les forces de l'ordre au niveau local doivent être plus vigilantes que jamais», a ajouté le ministre.

Aux États-Unis, les forces de police dépendent des autorités locales (États, villes, comtés...), mais l'État fédéral a un rôle de coordination et d'information, notamment via le FBI et le département de la Sécurité intérieure.

Vendredi le directeur du FBI, James Comey, et Jeh Johnson se sont ainsi adressés à des milliers de responsables policiers locaux par vidéoconférence pour évoquer ces questions.

Jeh Johnson a aussi insisté sur la nécessaire implication des communautés locales pour lutter contre la propagande jihadiste.

«Cela doit venir de l'intérieur de la communauté. Cela doit venir des leaders islamiques, qui, franchement, peuvent mieux trouver les mots que l'État fédéral», a dit Jeh Johnson.

Les États-Unis ont renforcé vendredi d'un cran la sécurité de leurs bases militaires par précaution, face à une éventuelle menace jihadiste.

Jeudi, James Comey a reconnu que les autorités s'inquiétaient des incitations de l'EI via internet à agresser «des militaires en uniforme et des agents des forces de l'ordre».

Il y a «des centaines, peut-être des milliers» de personnes aux États-Unis qui ont reçu des messages de recrutement de la part des jihadistes, s'inquiétait-il.

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