Syrie: 45 morts dans une attaque anti-kurde imputée à l'EI

La milice kurde qui combat les djihadistes dans... (PHOTO KHALIL ASHAWI, ARCHIVES REUTERS)

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La milice kurde qui combat les djihadistes dans le nord et le nord-est de la Syrie contrôle avec le régime syrien la ville de Hassaké mais l'EI a attaqué à plusieurs reprises des localités environnantes.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
BEYROUTH

Le bilan de la double attaque qui a visé vendredi une fête kurde dans le nord-est de la Syrie s'élève à 45 morts, rapporte samedi une ONG syrienne qui pointe du doigt le groupe État islamique (EI).

Et dans les provinces de Hama et de Homs (centre), au moins 82 membres des forces du régime et des supplétifs ont été tués dans des attaques menées également vendredi par l'EI, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

«Il s'agit de l'une des journées les plus sanglantes de l'EI», a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, faisant état en outre de l'exécution par l'EI de 13 personnes au cours des deux derniers jours dans les zones qu'il contrôle dans les provinces de Deir Ezzor, Homs et Damas, notamment pour «espionnage pour le compte du régime» et «blasphème».

La double attaque, perpétrée à la veille de Norouz, le Nouvel An kurde, dans la ville de Hassaké, n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, mais selon M. Abdel Rahmane, «c'est bien l'EI qui est derrière le double attentat».

«On compte désormais 45 morts, dont cinq enfants», selon le directeur de l'OSDH, qui avait fait état vendredi de 33 morts.

L'une des attaques a été perpétrée par un kamikaze en pleine fête, tandis qu'une bombe a visé un autre rassemblement, quelques centaines de mètres plus loin.

«Les Kurdes allumaient des bougies en soirée et il y a beaucoup d'enfants dans la rue», a affirmé M. Abdel Rahmane.

La fête de Norouz est célébrée dans de nombreux pays qui ont été des territoires ou qui ont été influencés par l'Empire perse. Les Kurdes célèbrent le Norouz durant la semaine de 21 mars et le considèrent comme la fête la plus importante de l'année.

Les Unités de protection du peuple kurde (YPG), la milice kurde qui combat les jihadistes dans le nord et le nord-est de la Syrie, contrôlent avec le régime syrien la ville de Hassaké, mais l'EI a attaqué à plusieurs reprises des localités environnantes.

Ban Ki-moon a dénoncé les agissements «méprisables» de l'EI qui incite à la violence confessionnelle entre communautés en Syrie.

Ces attaques «ne resteront pas impunies», a averti pour sa part le commandant kurde Joan Ibrahim sur une page Facebook des YPG.

De son côté, le ministère syrien des Affaires étrangères a envoyé samedi un message à M. Ban et au président du Conseil de sécurité de l'ONU sur les attaques de Hassaké, appelant notamment la communauté internationale à «mettre un terme à sa politique de deux poids deux mesures quand il s'agit de terrorisme».

«Le feu des terroristes ne s'arrêtera pas aux frontières de la Syrie mais il se propagera à travers le monde», a prévenu le ministère, alors le régime utilise le terme «terroristes» pour désigner tous ceux qui cherchent à le renverser depuis mars 2011.

Selon l'agence de presse officielle Sana, il a appelé le Conseil à «prendre des mesures contre les groupes terroristes et les États qui les soutiennent ou les parrainent».

Ailleurs en Syrie, la guerre fait toujours rage entre régime et rebelles. Dans la province méridionale de Deraa, berceau de la révolte syrienne, l'armée de l'air du régime a lâché 12 barils d'explosifs sur les quartiers rebelles de la localité de Bosra al-Cham, selon l'OSDH qui n'a pas fait état de victime dans l'immédiat.

Le président Bachar al-Assad a démenti l'utilisation par ces troupes de cette arme meurtrière, malgré les preuves apportées par des ONG internationales et les condamnations de l'ONU.

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