Autriche: un adolescent se rend à la police à son retour de Syrie

L'adolescent a combattu dans les rangs du groupe... (PHOTO AP/GROUPE ÉTAT ISLAMIQUE)

Agrandir

L'adolescent a combattu dans les rangs du groupe État islamique (photo) en Syrie.

PHOTO AP/GROUPE ÉTAT ISLAMIQUE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
VIENNE

Un adolescent viennois parti rejoindre le groupe État islamique (EI), puis grièvement blessé en Syrie, s'est rendu à la police à son retour en Autriche la semaine dernière, a rapporté jeudi son avocat à l'agence APA.

Le jeune homme de 16 ans a raconté avoir été ambulancier dans la ville kurde de Kobané, à la frontière syro-turque, avant d'être blessé lors d'un bombardement du bastion islamiste de Raqqa, dans le nord de la Syrie.

«Il a perdu la rate, un rein et un poumon», a rapporté son avocat Werner Tomanek: «Il veut faire table rase, il a tout avoué» et souhaiterait coopérer avec la police.

Le jeune homme s'était rendu à cet effet à l'ambassade d'Autriche à Istanbul, en vue d'un retour - et d'une interpellation - concertés avec les autorités autrichiennes.

Depuis son interpellation à l'aéroport de Vienne, la justice enquête sur lui sous les chefs d'appartenance à un groupe terroriste, préparation de menées à but terroriste et incitation à commettre des actes terroristes.

L'adolescent, alors apprenti dans les assurances, s'est converti en mai 2014 et parti pour la Syrie dès août suivant, selon les premiers éléments de l'enquête.

Il était apparu dans une vidéo de propagande de l'EI, posant en tenue de combat sur les toits de Raqqa.

Il affirme n'avoir jamais pris part à des combats, et dit s'être échappé après avoir obtenu d'être inclus dans un groupe se rendant en Turquie pour y être soigné dans la ville de Gaziantep, proche de la frontière syrienne.

Quelque 200 personnes, dont des femmes et des mineurs, ont rejoint la Syrie et l'Irak depuis l'Autriche, selon les autorités. Au moins 69 suspects sont revenus en Autriche et plusieurs d'entre eux ont été emprisonnés en attente d'un jugement.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer