Le Kurdistan irakien accuse l'EI d'utiliser des bombes au chlore

Ce ne sont pas les premières allégations d'utilisation... (PHOTO PETROS KARDJIAS, ARCHIVES AP)

Agrandir

Ce ne sont pas les premières allégations d'utilisation de chlore, un produit chimique industriel qui asphyxie les victimes.

PHOTO PETROS KARDJIAS, ARCHIVES AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
ERBIL

Les autorités du Kurdistan irakien ont indiqué samedi disposer de preuves que le groupe État islamique (EI) a eu recours à des bombes au chlore en janvier contre les peshmergas, les forces de sécurité de cette région autonome.

Dans un communiqué publié samedi, la Commission de sécurité de la région du Kurdistan a indiqué que «les forces peshmergas ont fait des prélèvements de sol et des lambeaux de vêtements après un attentat suicide à la voiture piégée le 23 janvier 2015».

Les analyses effectuées en Europe montrent que «les prélèvements contenaient des niveaux de chlore suggérant que cette substance a été utilisée sous une forme destinée à en faire une arme».

Cette institution sécuritaire, présidée par le fils du président kurde Massoud Barzani, estime que l'utilisation d'armes chimiques montre que l'EI est acculé.

«Le fait que l'EI s'appuie sur de telles tactiques montre qu'il a perdu l'initiative et recourt à des méthodes désespérées», assure le communiqué.

Des cas d'utilisation de chlore, que les djihadistes récupèrent principalement dans les stations d'épuration, dans des bombes artisanales ont été évoqués dans plusieurs zones de Syrie et d'Irak.

Ces armes exhalent généralement une fumée orangée.

Il est relativement simple d'équiper des véhicules piégés et des engins explosifs posés sur les bords de route avec des cannettes de chlore, mais cet agent chimique n'est pas très puissant.

Selon des médecins et des témoins, les personnes exposées à ce gaz lors de récentes attaques en Irak ont développé des symptômes temporaires tels que vomissements et problèmes respiratoires.

Il n'a pas été établi si l'exposition au chlore a déjà entraîné la mort d'une victime lors d'une attaque menée par l'EI avec une bombe de ce type.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté début mars une résolution condamnant l'utilisation du gaz de chlore comme arme chimique dans le conflit syrien, mais sans en désigner les coupables.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer