Syrie: vote de l'ONU sur une résolution condamnant l'utilisation du chlore

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Le texte ne désigne pas les coupables de l'utilisation du chlore dans le nord de la Syrie, attestée par des rapports d'enquête de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
NATIONS UNIES

Le Conseil de sécurité de l'ONU se prononcera vendredi sur une résolution qui condamne l'utilisation du gaz de chlore dans le conflit syrien, sans accuser explicitement le régime ou l'opposition d'en être responsables, selon des diplomates.

L'ambassadeur français à l'ONU François Delattre a indiqué à la presse qu'il «espérait» une adoption unanime de ce texte d'inspiration américaine.

Cela impliquerait un vote positif ou une abstention de la Russie, alliée du régime syrien et qui a bloqué plusieurs résolutions occidentales depuis le début du conflit syrien. Selon des diplomates, le vote russe restait cependant incertain jeudi soir.

Le projet de résolution est volontairement ambigu sur les conséquences d'un non-respect de ses dispositions. Il évoque le chapitre 7 de la charte de l'ONU, qui prévoit des mesures coercitives pour faire appliquer les décisions du Conseil, mais n'est pas placé explicitement dans ce cadre.

Il «condamne le plus fermement possible l'utilisation de tout produit chimique toxique, tel que le chlore, comme arme en Syrie» et affirme que les responsables de tels actes «doivent en répondre».

Il rappelle que selon les précédentes résolutions de l'ONU, la Syrie ne doit pas produire, acquérir, ni stocker d'armes chimiques.

Mais le texte ne désigne pas les coupables de l'utilisation du chlore dans le nord de la Syrie, attestée par des rapports d'enquête de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

Le gouvernement et l'opposition armée se renvoient la responsabilité. Les Occidentaux, États-Unis en tête, ont accusé Damas, faisant valoir que seules les forces gouvernementales disposent d'hélicoptères pour répandre ce produit chimique toxique. Selon M. Delattre, la France estime «qu'il y a des preuves claires et nombreuses de la responsabilité du gouvernement syrien».

Damas, qui a signé la convention sur l'interdiction des armes chimiques, dément avoir utilisé du chlore et affirme avoir détruit toutes ses armes chimiques. La résolution 2118 de septembre 2013, consécutive à un accord américano-russe, oblige la Syrie à démanteler tout son arsenal chimique.

Dans son dernier rapport, l'OIAC a établi avec «un fort degré de certitude» l'utilisation répétée de gaz de chlore par les belligérants dans trois villages du nord de la Syrie en avril et mai 2014 notamment. Mais l'OIAC ne désigne pas non plus les coupables.

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