Syrie: la guerre anti-djihadistes ne suffit pas

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Ce gel des combats permettrait de livrer de l'aide humanitaire et d'ouvrir la voie à des négociations de paix, mais cette proposition a fait peu de progrès tangibles depuis qu'elle a été présentée en octobre dernier.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
NATIONS UNIES

La guerre menée par la coalition internationale contre les djihadistes en Syrie va échouer si les grandes puissances ne s'efforcent pas d'élaborer un plan de paix pour mettre fin à quatre ans de conflit, selon un représentant de l'opposition syrienne.

«Nous saluons les opérations de la coalition, mais il faut avoir une stratégie globale pour traiter les causes sous-jacentes, c'est-à-dire Assad et sa brutalité», a déclaré à la presse Najib Ghadbian, représentant de la Coalition nationale syrienne auprès des Nations unies.

«La guerre contre le groupe État islamique ne réussira pas tant que le Conseil de sécurité n'aura pas pris d'initiatives globales», a-t-il ajouté.

Cet appel intervient à quelques jours d'une session du Conseil où l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura doit rendre compte de ses efforts de médiation en Syrie depuis qu'il a été nommé il y sept mois.

M. de Mistura cherche à obtenir le soutien du président Bachar al-Assad pour «geler» les hostilités à Alep, qui est divisé entre zones gouvernementales et rebelles.

Ce gel des combats permettrait de livrer de l'aide humanitaire et d'ouvrir la voie à des négociations de paix, mais cette proposition a fait peu de progrès tangibles depuis qu'elle a été présentée en octobre dernier.

«Si cela ne marche pas, nous ne devons pas gaspiller de temps», a estimé M. Ghadbian.

Staffan de Mistura doit présenter les résultats de sa médiation au Conseil et «dire clairement qui est responsable» de l'échec des efforts diplomatiques, a-t-il affirmé.

M. de Mistura a pour la première fois explicitement souligné vendredi que Bachar al-Assad «fait partie de la solution» en Syrie, quelques jours après l'avoir rencontré à Damas.

Le responsable de l'opposition a reconnu que Bachar al-Assad avait consolidé sa position sur le champ de bataille, mais il a estimé qu'il s'appuyait de plus en plus sur l'Iran et le Hezbollah libanais pour lui fournir des combattants et sur la Russie pour le protéger des pressions occidentales.

«Ses forces s'amenuisent et il dépend de plus en plus d'éléments étrangers», a-t-il affirmé.

Le communiqué de Genève de 2012 accepté par Damas et l'opposition sous l'égide des grandes puissances et de l'ONU prévoit une transition politique en Syrie pour mettre fin au conflit qui a fait plus de 200 000 morts depuis mars 2011. Mais les interprétations divergent sur le rôle que jouerait le président syrien dans cette transition.

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