Irak: l'EI contrôle la ville d'Al-Baghdadi

Les djihadistes de l'EI ont attaqué vendredi une... (PHOTO SAFIN HAMED, ARCHIVES AFP)

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Les djihadistes de l'EI ont attaqué vendredi une base militaire sur laquelle quelque 300 soldats américains entraînent les forces irakiennes (illustration).

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
BAGDAD

Le groupe État islamique a pris le contrôle de la ville d'al-Baghdadi à l'ouest de l'Irak, à proximité de la base aérienne voisine d'Al-Assad qu'il a brièvement attaqué vendredi, a indiqué le porte-parole du Pentagone.

«Nous estimons qu'en ce moment ils (les djihadistes) contrôlent Al-Baghdadi», a déclaré le contre-amiral John Kirby.

Al-Baghdadi était l'une des rares localités sous contrôle du gouvernement dans la province d'Al-Anbar. Elle se trouve à environ 8 kilomètres de la base aérienne d'Al-Assad, où 300 militaires américains se trouvent en ce moment pour entraîner les forces de sécurité irakiennes.

L'EI avait affirmé vendredi contrôler de larges zones d'Al-Baghdadi, ville construite sur l'Euphrate au nord-ouest de Bagdad. Mais les forces de sécurité irakiennes avaient démenti, assurant que la majeure partie de la ville était sous leur contrôle.

Le porte-parole du Pentagone a relativisé la portée de la conquête de la petite ville.

«C'est sans doute la première fois depuis deux mois, si ce n'est plus, qu'ils réussissent à gagner un tant soit peu de terrain», a-t-il affirmé.

«Nous continuons à estimer» que l'EI «est en posture défensive», a-t-il ajouté.

L'EI attaque une base irakienne abritant des soldats américains

Les djihadistes du groupe armé État islamique (EI) ont attaqué vendredi une base militaire de l'ouest de l'Irak sur laquelle quelque 300 soldats américains entraînent les forces de sécurité locale, selon le Pentagone et des responsables irakiens.

Aidées par les avions de la coalition internationale antidjihadistes, les forces irakiennes ont repoussé l'attaque contre l'imposante base aérienne d'Al-Assad, située dans la province d'Al-Anbar, en grande partie aux mains de l'EI, selon ces sources.

«Vers 7 h 20 (23 h 20 jeudi, heure de Montréal), une petite brigade de Daech (l'acronyme arabe de l'EI) a attaqué un local de l'armée irakienne sur la base aérienne d'Al-Assad», a indiqué un communiqué de l'armée américaine.

«Les forces de sécurité irakiennes, soutenues par la Coalition, ont repoussé l'attaque, et tué huit assaillants», selon ce communiqué.

Un colonel irakien et un responsable du ministère de la Défense ont précisé qu'au moins sept kamikazes à bord d'un véhicule militaire faisaient partie du commando djihadiste.

Du côté des forces de sécurité, 18 soldats ont perdu la vie dans cette attaque et dans des combats jeudi dans la ville, proche, d'Al-Baghdadi, l'une des rares localités d'Al-Anbar encore sous contrôle du gouvernement.

«Des hommes armés de l'EI ont lancé une attaque hier (jeudi) après-midi, visant le quartier général de la police d'Al-Baghdadi et deux bâtiments gouvernementaux dans le centre de la ville», selon un responsable policier.

Les assaillants se sont appuyés sur des cellules dormantes présentes dans la ville, a-t-il ajouté.

Dans son enregistrement radiophonique quotidien, l'EI a affirmé vendredi qu'il contrôlait «de larges zones d'Al-Baghdadi» et que les avions de la coalition n'avaient pas mené de frappes «à cause de l'épais brouillard».

Les forces de sécurité irakiennes ont démenti les affirmations de l'EI, assurant que la majorité d'Al-Baghdadi était toujours sous leur contrôle.

Mais l'EI contrôle toujours quelques bâtiments dans le centre d'Al-Baghdadi, ville construite sur les bords de l'Euphrate au nord-ouest de Bagdad, de mêmes sources.

Dans un communiqué de son bureau, le premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a assuré qu'Al-Anbar était «la province la plus importante dès qu'il s'agit de déployer des brigades», tout en soulignant qu'il n'y avait pas besoin de troupes étrangères au sol «à Anbar ni nulle part en Irak».

La veille, son ministre des Affaires étrangères avait lui aussi martelé, lors d'un déplacement en Australie, que son pays «n'avait jamais demandé une contribution de forces terrestres».

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