Des pirates se revendiquant de l'EI attaquent Newsweek

Les pirates se sont revendiqués d'un «Cybercalifat» et... (CAPTURE D'ÉCRAN TWITTER)

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Les pirates se sont revendiqués d'un «Cybercalifat» et ont posté un message clamant «Je suIS IS», l'acronyme anglais de l'État islamique, en référence au slogan «Je suis Charlie» né après l'attentat contre l'hebdomadaire satirique français, en janvier.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La police fédérale américaine a lancé une enquête sur le piratage informatique mardi du compte Twitter du magazine Newsweek, sur lequel les pirates, qui se sont réclamés du groupe État islamique (EI), ont menacé la femme et les filles du président Barack Obama.

«Le FBI enquête» sur cette intrusion, a déclaré mardi le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest, lors de son point de presse quotidien, précisant n'avoir «aucun élément de réponse sur les revendications des pirates».

Les pirates qui revendiquent un «Cybercalifat» et qui ont posté le message «Je suIS IS», l'acronyme anglais de l'EI, en référence au slogan «Je suis Charlie» né après l'attentat à Paris contre l'hebdomadaire satirique français, début janvier.

Dans un autre message, les pirates écrivent: «Sanglante St-Valentin Michelle Obama! Nous vous surveillons, vos filles et votre mari!».

Les pirates ont aussi diffusé des images, selon eux confidentielles, qui proviendraient de la Defense Cyber Investigations Training Academy et du Pentagone.

L'intrusion a été brève, car quelques minutes plus tard Newsweek a repris le contrôle de son compte et confirmé le piratage.

Il s'agirait du même groupe de pirates qui a récemment attaqué le compte Twitter du commandement de l'armée américaine chargé du Moyen-Orient (Centcom), ainsi que celui de la chanteuse américaine Taylor Swift, selon Newsweek.

«Ces derniers mois, plusieurs médias et d'importantes institutions ont été compromis, ou du moins leurs systèmes informatiques», a rappelé M. Earnest. Des partisans du président syrien Bachar al-Assad ont piraté en janvier, au nom de l'Armée électronique syrienne, le site du quotidien français Le Monde, après avoir fait de même en 2013 contre le site du quotidien américain New York Times et le compte Twitter de l'Agence France-Presse.

«Cela nous rappelle combien c'est important que le Congrès légifère en matière de cybersécurité, comme l'a souligné le président le mois dernier, et qu'il y a des choses de bon sens que nous pouvons faire pour mieux protéger les Américains et mieux répondre à ces incidents quand ils surviennent», a ajouté le représentant de la Maison-Blanche.

Un responsable américain a confirmé mardi que les États-Unis allaient se doter d'un centre d'analyse des cybermenaces, chargé d'alerter les différentes branches du gouvernement sur ces risques et construit sur le modèle du Centre national de lutte contre le terrorisme créé après le 11-Septembre.

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