Sénat: les démocrates ne veulent pas de guerre terrestre contre l'EI

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Le sénateur Robert Menendez, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Pas de guerre terrestre américaine contre les djihadistes de l'organisation État islamique: c'est le message envoyé à Barack Obama jeudi par les démocrates du Sénat américain, qui ont formalisé leur position dans un projet d'autorisation d'usage de la force militaire.

À l'issue d'un débat grave, la commission des Affaires étrangères du Sénat, dominée par les démocrates, a adopté jeudi un projet d'«autorisation d'usage de la force militaire» contre l'EI définissant les limites de l'engagement militaire américain, initié en août dernier.

Le texte, auquel tous les républicains se sont opposés, interdirait au président américain de déployer des troupes de combats au sol à grande échelle contre l'EI, et limiterait l'opération à trois ans.

«Il pourra y avoir des troupes au sol, mais pas américaines», a expliqué le président démocrate de la commission, Robert Menendez.

Le texte n'a aucune chance d'être adopté par le Congrès actuel, qui doit s'ajourner cette semaine jusqu'en janvier, quand la nouvelle majorité républicaine prendra ses fonctions.

Mais il permet aux démocrates traumatisés par la guerre en Irak et inquiets d'un nouvel engrenage militaire au Moyen-Orient de fixer une ligne rouge, avant le débat qui s'ouvrira dans les deux chambres du Congrès en 2015.

Barack Obama s'est passé depuis plus de quatre mois de l'habillage juridique d'une autorisation parlementaire pour ordonner les frappes aériennes, d'abord en Irak puis en Syrie, et envoyer 3.100 conseillers militaires américains sur le terrain. Il dit s'appuyer sur de précédentes autorisations, la première prise après les attentats du 11-Septembre 2001 contre Al-Qaïda, les talibans et autres groupes «terroristes», la seconde en 2002 pour envahir l'Irak.

Mais beaucoup de parlementaires contestent la légalité et n'entendent pas laisser Barack Obama faire la guerre sans l'avis du Congrès. Ils veulent aussi abroger l'autorisation de 2002 et mettre à jour celle de 2001 contre Al-Qaïda.

L'exécutif est hostile à toute limitation géographique, qui restreindrait la guerre à l'Irak et la Syrie, ainsi qu'à une interdiction préalable du déploiement de troupes au sol. Le président américain doit être libre de s'adapter aux évolutions futures de la guerre contre les djihadistes, a argué le secrétaire d'État, John Kerry.

Les républicains, tels le sénateur John McCain, sont généralement sur la ligne de la Maison-Blanche, et entendent accorder au commandant en chef la souplesse requise, bien qu'ils continuent de dénoncer une stratégie confuse.

«C'est un débat qui continuera l'année prochaine», a conclu le sénateur républicain Bob Corker, futur président de la commission.

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