Londres et Ankara collaborent pour arrêter le flux des étrangers rejoignant l'EI

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Le premier ministre britannique David Cameron a souligné que ses entretiens avec son homologue turc Ahmet Davutoglu ont porté sur «une stratégie à long terme pour vaincre l'EI et restaurer la stabilité dans cette partie du monde».

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
ANKARA

La Grande-Bretagne et la Turquie oeuvrent «le plus étroitement possible» pour arrêter le flux de combattants étrangers désireux de rejoindre les rangs des djihadistes de l'EI en Irak et en Syrie, a déclaré mardi à Ankara le premier ministre britannique, David Cameron.

«Nous nous battons contre un ennemi commun, un terrorisme extrême», a affirmé M. Cameron au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue Ahmet Davutoglu.

En novembre, les autorités britanniques avaient estimé que le pays était confronté à la plus grande menace à la sécurité qu'il ait connue en temps de paix.

Scotland Yard estime à «plus de 500» le nombre de Britanniques à être partis combattre dans les rangs de groupes comme celui de l'État islamique et craint qu'ils puissent planifier des attentats à leur retour au Royaume-Uni.

Le premier ministre britannique a souligné que ses entretiens avec son homologue turc ont porté sur «une stratégie à long terme pour vaincre l'EI et restaurer la stabilité dans cette partie du monde».

Il a ajouté: «Ce dont nous avons besoin en Irak est ce dont nous avons besoin en Syrie: de voir se mettre en place un nouveau gouvernement qui représente toute la population».

Par ailleurs, le partage des informations obtenues par les services de renseignement des deux pays au plus haut niveau pourrait aider à arrêter le flux des djihadistes en Syrie et hors du pays, a encore estimé M. Cameron.

«Tout cela vise à rendre les gens plus en sécurité en Turquie et s'assurer que les gens sont plus en sécurité chez nous au Royaume-Uni», a-t-il ajouté.

M. Cameron devait avoir un dîner de travail mardi soir avec le président Recep Tayyip Erdogan dans son palais présidentiel.

La coalition conduite par les États-Unis, à laquelle s'est ralliée Londres, a entamé fin septembre des frappes contre les positions djihadistes en Syrie, quelque jours après l'offensive lancée par l'EI contre la ville de Kobané et sa région situées à la frontière turque.

Ankara pour sa part considère comme largement insuffisants les raids menés par les avions de la coalition internationale et considère que la menace djihadiste ne sera écartée qu'avec la chute du président syrien Bachar al-Assad, sa bête noire.

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