Le flot d'étrangers vers la Syrie ne se tarit pas, malgré les raids

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Des soldats turques surveillent la frontière avec la Syrie, entre Suruc et Kobané.

Photo Lefteris Pitarakis, Archives AP

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les combattants étrangers continuent de se rendre en Syrie au rythme de 1000 par mois, un record, en dépit de la campagne aérienne menée par les États-Unis contre l'organisation de l'État islamique (EI), ont indiqué des responsables américains vendredi.

Le nombre d'étrangers partis grossir les rangs de groupes armés en Syrie est bien plus élevé que la proportion d'étrangers partis combattre au Yémen, en Afghanistan ou en Somalie, souligne un responsable du renseignement interrogé par l'AFP.

L'antiterrorisme américain estime leur nombre à 16 000, dont une bonne partie au sein du groupe État islamique, auteur d'une avancée fulgurante en Irak voisin depuis le mois de juin.

«Et la tendance est à la hausse», explique la même source, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat.

Les bombardements quotidiens menés par les forces américaines et leurs alliés contre les djihadistes de l'EI, que ce soit en Syrie ou en Irak, ne dissuadent pas les étrangers de partir, insiste-t-il.

La plupart d'entre eux viennent du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, la Tunisie représentant le contingent le plus élevé.

Quelque 2000 combattants viennent d'Europe et une centaine sont américains, dont environ une dizaine s'est rangée sous la bannière de l'EI.

La crainte des autorités américaines, a affirmé James Clapper, le directeur du renseignement national, en début de semaine, est que ces jihadistes orchestrent des attentats à leur retour chez eux.

En Syrie, «ils ont été formés à des techniques dangereuses et ils se sont radicalisés», a précisé M. Clapper lors d'un forum.

Le chaos qui règne en Syrie depuis trois ans et demi a rendu les frontières poreuses, permettant aux candidats au Djihad de s'y rendre beaucoup plus facilement.

Et, à l'inverse d'Al-Qaïda, les membres de l'EI ont très bien su utiliser les réseaux sociaux (en arabe, en anglais ou en français) à leur profit pour recruter, explique la communauté américaine du renseignement.

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