Un Marocain arrêté avec ses deux fillettes françaises

Plus de 2000 djihadistes marocains - dont des... (Archives AFP)

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Plus de 2000 djihadistes marocains - dont des binationaux - combattent actuellement en Syrie et en Irak.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Rabat

Un Marocain résidant en France, accompagné de ses deux filles de nationalité française âgées de quatre et deux ans, a été interpellé mercredi à Casablanca, au Maroc, alors qu'il cherchait à rejoindre le groupe Etat islamique (EI) via la Turquie, ont indiqué les autorités du royaume.

Arrêté à l'aéroport international Mohammed-V, cet homme, désigné par ses initiales «N.R», «avait déjà été interpellé en France et faisait l'objet d'un contrôle judiciaire», a ajouté le ministère de l'Intérieur dans un communiqué cité par l'agence de presse MAP.

Selon la même source, outre les deux fillettes, l'homme interpellé se trouvait en compagnie «d'une citoyenne marocaine avec laquelle il a contracté un mariage coutumier». «Son épouse, de nationalité française, serait restée en France», est-il encore indiqué.

Le texte précise que les deux adultes «seront présentés à la justice dès clôture de l'enquête». Quant aux deux filles, il n'est pas fait mention des modalités de leur retour, ni de leur lieu de résidence en France.

Le ministère de l'Intérieur note, par ailleurs, que ce Marocain était «en relation» avec la «cellule terroriste démantelée le 14 août dernier». Celle-ci «se chargeait d'envoyer des combattants en Syrie et en Irak» et «était en contact étroit avec des dirigeants extrémistes du groupe terroriste Daech (acronyme arabe de l'EI)», a-t-il relevé.

A l'époque, les autorités marocaines et espagnoles avaient communiqué sur le démantèlement de cette cellule, Madrid signalant qu'elle était active dans la région de Tétouan, Fnideq, Fès ainsi que dans l'enclave de Ceuta.

Rabat a annoncé de multiples opérations contre des «cellules terroristes» au cours des derniers mois, et le gouvernement marocain a récemment adopté un projet de loi visant à renforcer sa législation antiterroriste afin de lutter contre l'enrôlement de ressortissants par l'organisation EI.

Plus de 2000 djihadistes marocains - dont des binationaux - combattent actuellement en Syrie et en Irak, selon Rabat.

Le Maroc, qui dit craindre qu'ils profitent de cette expérience pour perpétrer des attentats à leur retour, a également annoncé un renforcement des mesures de sécurité, notamment en matière de contrôles aux frontières.

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