Les avions canadiens en Irak basés au Koweït

Six avions-chasseurs CF-18 seront basés au Koweït.... (Photo d'archives)

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Six avions-chasseurs CF-18 seront basés au Koweït.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Murray Brewster
La Presse Canadienne
Ottawa

Les chasseurs CF-18 et les avions de patrouille CP-140 Aurora qui participeront à la guerre contre le groupe armé État islamique en Irak seront basés au Koweït, mais on ignore encore à qui les responsables canadiens se rapporteront au quotidien dans le cadre de la campagne aérienne de la coalition internationale menée par les États-Unis.

En 2011, lorsque les avions canadiens ont pris part à des raids en Libye, ils se trouvaient dans une structure de commandement menée par l'OTAN et appuyée par les Nations unies. Ce n'est pas le cas dans la campagne actuelle contre le groupe État islamique.

La question de la chaîne de commandement a évolué quotidiennement depuis que le Parlement a donné son feu vert à la mission de combat plus tôt cette semaine, ont indiqué jeudi plusieurs sources au ministère de la Défense.

Le général Tom Lawson, chef d'état-major de la défense, prendra part à une rencontre de haut niveau la semaine prochaine avec des commandants militaires de la coalition, a appris La Presse Canadienne.

La conférence de deux jours à Washington, présidée par le chef d'état-major interarmées américain Martin Dempsey, doit préciser les détails d'une campagne terrestre subséquente pour chasser les combattants de l'État islamique des portions de territoires dont ils se sont emparés dans le nord de l'Irak.

L'espoir est que la rencontre puisse permettre de renforcer des questions de direction stratégique.

L'ultime reddition de comptes pour les CF-18 du Canada revient à M. Lawson et au gouvernement fédéral, mais le doute plane encore sur l'unité de commandement américaine qui déterminera à quelles missions prendront part les appareils canadiens.

Il reste aussi à déterminer la latitude qu'aura le commandant de détachement canadien sur la liste de cibles et si le Canada sera en mesure de se retirer de certaines opérations auxquelles il ne souhaite pas participer.

Une série de questions sur ces enjeux a été soumise à la Défense nationale, jeudi, mais le ministère n'a pas répondu dans l'immédiat.

Une entente sur le «statut des forces» a été conclue avec le Koweït, qui héberge déjà une plateforme d'approvisionnement pour l'armée canadienne.

La base au Koweït accueillera jusqu'à six avions-chasseurs CF-18, deux avions de patrouille CP-140 Aurora et un avion de ravitaillement en vol C-150 Polaris.

Ces appareils ne pourront pas participer à des opérations aériennes dans le nord de l'Irak avant environ trois semaines.

Le critique néo-démocrate en matière de défense, Paul Dewar, s'est demandé pourquoi, vu ce délai, le gouvernement conservateur a décidé d'imposer un bâillon sur les débats aux Communes concernant la participation du Canada à cette guerre.

«Pourquoi les conservateurs ont utilisé l'urgence de la situation comme excuse pour éviter un débat sur l'Irak, alors qu'ils ne sont pas prêts à aller de l'avant?», a demandé M. Dewar.

Le ministre de la Défense nationale, Rob Nicholson, a répondu que le débat aurait eu beau durer «30 ans», le NPD aurait toujours été contre, de toute façon.

Prenant la parole à Whitby, en Ontario, le premier ministre Stephen Harper a fait valoir l'importance de s'«élever au-dessus de la politique partisane» concernant ces enjeux.

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