Peter Kassig «effrayé de mourir» aux mains de l'EI

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Âgé de 26 ans, Peter Kassig, ancien combattant en Irak, est apparu à la fin d'une vidéo du groupe EI publiée vendredi qui montrait la décapitation de l'humanitaire britannique, Alan Henning.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

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Agence France-Presse
WASHINGTON

L'otage américain Peter Kassig a confié à ses parents dans une lettre datée de juin qu'il avait «peur de mourir» entre les mains de ses geôliers de l'État islamique (EI), a annoncé lundi sa famille.

Âgé de 26 ans, Peter Kassig, ancien combattant en Irak, est apparu à la fin d'une vidéo du groupe EI publiée vendredi qui montrait la décapitation de l'humanitaire britannique, Alan Henning.

Tous les otages menacés à la fin de vidéos identiques ont été assassinés par les djihadistes.

La lettre de Peter Kassig évoque également sa conversion à l'Islam durant sa captivité qui, selon ses parents, Ed et Paula Kassig, s'est faite volontairement entre octobre et décembre 2013 au moment où il partageait une cellule avec un croyant musulman syrien.

Les parents de l'otage ont également fait savoir que leur fils avait fait le ramadan en juillet-août 2013 avant son enlèvement, leur faisant part «du grand impact de cette pratique spirituelle sur lui».

Peter Kassig a également pris le nom musulman d'Abdul-Rahman, et il respecte les pratiques de la religion musulmane, comme les cinq prières quotidiennes.

«Nous comprenons que cela s'inscrit dans le long voyage spirituel de notre fils», écrivent ses parents dans un communiqué publié samedi.

Les parents de l'otage n'ont pas précisé comment la lettre de leur fils leur était parvenue, déclarant l'avoir reçue en juin et avoir décidé de la publier dans l'intention de raconter «plus en profondeur» son histoire au monde.

«Nous continuons à demander au gouvernement de cesser ses actions (militaires en Irak et en Syrie) et nous continuons à appeler les ravisseurs (de notre fils) à faire preuve de pitié et de le libérer», écrit la famille de l'otage américain en dévoilant de larges extraits de la lettre de leur fils datée du 2 juin.

La lettre de leur fils a été relue pour enlever «des informations sensibles» non spécifiées bien que ses parents estiment que tous les mots contenus dans ce courrier ont été écrits par lui.

«J'ai évidemment peur de mourir, mais le plus dur est de ne pas savoir, de se poser des questions, d'espérer et de se demander si je peux même espérer quoi que ce soit. Je suis très triste que tout cela ce soit produit et de ce que vous endurez à la maison à cause de cela», écrit Kassig dans sa lettre.

«Si je meurs, je pense que nous, vous et moi, pourrons au moins trouver du réconfort en pensant que je suis parti (en Syrie) pour tenter d'alléger les souffrances et aider ceux qui sont dans le besoin», selon les termes de sa lettre.

Originaire de l'Indiana, Kassig avait fondé l'organisation humanitaire «Special Emergency Response and Assistance» (SERA) en 2012 après avoir quitté l'Armée. SERA a indiqué sur son site internet avoir cessé temporairement ses activités en Syrie pour des raisons de sécurité.

À travers cette organisation, Kassig a formé environ 150 personnes à fournir de l'aide médicale aux personnes en Syrie. Son ONG a également livré de la nourriture, des équipements de cuisine, des vêtements et des médicaments.

Ses parents ont déclaré qu'il avait disparu en Syrie le 1er octobre 2013.

«En accord avec ma foi, je prie tous les jours et dans ce sens, je ne suis pas en colère au sujet de ma situation. Je suis dans une situation compliquée ici sur le plan dogmatique, mais je suis en paix avec mes convictions», écrit Kassig dans sa lettre.

La lettre de Kassig s'achève sur un simple : «Je vous aime».

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