Irak: Harper proposera une mission de combat de six mois

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Une motion autorisant le déploiement des troupes canadiennes sera débattue par les députés lundi. Un vote aura lieu le même jour. Les avions de chasse CF-18 pourraient être déployés dans un délai de 24 ou 48 heures.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

(Ottawa) Le premier ministre Stephen Harper demande à la Chambre des communes d'approuver le déploiement d'avions de chasse CF-18 en Irak afin de participer aux frappes aériennes de la coalition internationale assemblée par les États-Unis pour une période maximale de six mois.

Affirmant que le groupe armé État islamique représente une menace non seulement pour la région du Proche-Orient, mais aussi pour le Canada, M. Harper a soutenu que cette mission est nécessaire pour mettre fin aux atrocités commises par cette organisation terroriste.           

« Cette mission arrêtera la propagation de l'État islamique dans la région...et diminuera de beaucoup sa capacité de mener des attaques terroristes à l'extérieur de la région », a déclaré le premier ministre dans un discours solennel à la Chambre des communes             « Pour être clairs, disons que cette intervention ne permettra pas d'éliminer l'État islamique,...ni de garantir automatiquement qu'une autre forme de gouvernance puisse prendre sa place en Irak ou en Syrie. Elle permettra toutefois de donner la possibilité à d'autres de le faire », a-t-il ajouté.

Outre l'envoi des avions de CF-18, M. Harper a confirmé aussi le déploiement d'un avion de ravitaillement et deux avions de surveillance et de renseignements Aurora. Il a aussi renouvelé la mission de non-combat de 69 militaires dans le nord de l'Irak chargés de conseiller les troupes irakiennes sur les mesures à prendre pour contrer le groupe EI.

Dans son discours, le premier ministre a écarté l'idée de déployer des soldats dans le cadre d'opération de combat terrestre. Mais pour la première fois, il a évoqué l'idée que les troupes canadiennes participent à des frappes aériennes en Syrie si le régime au pouvoir en faisait la requête pour détruire les cibles de l'EI.

« Nous allons frapper l'EI là et seulement là où le Canada a clairement l'appui du gouvernement de ce pays. En ce moment, c'est seulement le cas en Irak. Si cela devait être le cas aussi en Syrie, nous participerions aux frappes aériennes contre l'EI également dans ce pays », a affirmé M. Harper.

« Le gouvernement du Canada ne cache pas le dégoût que nous inspirent les actions du régime Assad, mais ce que nous faisons, c'est participer à une opération antiterrorisme contre les terroristes alliés à l'État islamique. Nous ne voulons faire la guerre à aucun gouvernement dans la région », a-t-il dit.

Après le discours de M. Harper, le chef du NPD, Thomas Mulcair, a rejeté la mission de combat proposée par le gouvernement conservateur, affirmant que « le Canada se précipite dans une guerre ».

Le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, a aussi affirmé que son parti n'appuie pas la mission du combat.

Une motion autorisant le déploiement des troupes canadiennes sera débattue par les députés lundi. Un vote aura lieu le même jour. Les avions de chasse CF-18 pourraient être déployés dans un délai de 24 ou 48 heures.

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